Les 3 règles pour faire sa pub dans le métro

Vous voulez lancer une campagne de publicité dans le métro ? Voici trois règles d’or qui vont vous permettre de bien préparer votre entrée dans les sous-sols parisiens.

Chaque jour, 4,1 millions de personnes transitent dans le métro parisien. Autant de clients potentiels pour une PME en mal de notoriété publique. Surtout que le prix est raisonnable « par rapport au nombre de personnes que la publicité touche », explique le responsable de la communication de l’entreprise Drivy, Camille Henry. La réussite d’une campagne de publicité dans le métro dépend cependant du respect de certaines règles. En voici trois qui s’appliquent à toutes les entreprises qui en auraient l’envie.

Règle n°1 : Choisir sa station de métro

On ne trouve pas la même population à Neuilly et à Place de Clichy. C’est évident. Il est donc nécessaire de déterminer en amont le type de clientèle ciblée. Pour Gleeden, site de rencontres extra-conjugales, La Défense est au cœur de sa cible commerciale. « Nous visons des cadres supérieurs qui cherchent dans l’infidélité un moyen de se sortir de la routine », explique Solène Paillet, responsable communication.

Règle n°2 : Choisir son format de diffusion

Devant les rames, dans les escaliers, à l’intérieur des métros, l’entrepreneur ne manque pas de choix. Seul compte le budget. « Nous avons choisi les grandes affiches devant les rames », explique Solène Paillet. Ce qui s’avère être l’emplacement le plus cher. Il faut compter entre 10 000 à 20 000 euros de budget. Mais, la visibilité est maximale.

Choisir ce modèle permet aussi d’être moins soumis à la détérioration. « On ne voulait pas s’exposer à ce genre de comportements, d’autant que notre campagne faisait déjà polémique », détaille la responsable communication de Gleeden.

Règle n°3 : Choisir son moment

Le choix de la période de diffusion de la campagne est crucial dans le métro. Il suffit de se tromper d’une semaine pour rater sa campagne publicitaire. « Pour nous, le moment idéal, c’est juste avant les weekends prolongés ou les vacances » selon Camille Henry de Drivy. Et pour cause, son système de location de voitures entre particuliers permet aux Parisiens de s’extraire de l’agglomération à moindres frais.

Pour Solène Paillet, de Gleeden, « nos campagnes publicitaires se font en hiver, quand il fait froid, et que les Parisiens prennent le métro ». Qui n’a pas envie de se réchauffer en plein hiver ? Gleeden l’a bien compris.

Conseil bonus : ne pas s’attendre au jackpot immédiat

Une publicité dans le métro ne garantit pas la célébrité de la marque. Ce serait presque le contraire, tant la concurrence est rude. « Il ne faut pas s’attendre immédiatement à une forte hausse des ventes » pour Pauline Laigneau de Gemmyo. « Le but de notre campagne était de construire une image de marque, une identité, et il a été atteint », explique-t-elle. Il faut du temps, toujours du temps.

 Florian Cazeres et Tancrède Blondé

1 Commentaire
  1. C’est un peu comme sur le Web où il faut user d’une stratégie bien ficelée pour être présent aux bonnes périodes (soldes, fêtes, vacances, etc…) Sauf que là, l’investissement en communication n’est pas le même dans une grande majorité des cas.

    Question : dans le Metro, quand les affiches sont détériorées, le tarif inclut-il le remplacement de l’affiche ou c’est perdu pour l’annonceur ?

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