L’échec… même pas peur (infographie)

En France, l’échec est vécu comme un mal qu’il faut éviter à tout prix. C’est pourtant grâce à elle que les plus grands entrepreneurs ont pu atteindre les sommets.

Oui, tout le monde aimerait vivre une success-story de type Facebook : une idée géniale suivie, en quelques semaines, de millions d’utilisateurs. Le rêve. Problème, la probabilité que cela se reproduise et que vous suiviez la même voie ne doit pas dépasser les 0,001 %.

Et alors ? Vous croyez que tous les grands entrepreneurs ont réussi sans avoir connu l’échec. C’est mal les connaître. Par exemple, saviez-vous que Thomas Edison s’y est repris à 10.000 fois avant de trouver la bonne solution pour son ampoule électrique ? Cela ne fait pas de lui un mauvais entrepreneur.

Avoir la foi bien accrochée

Dans l’infographie ci-dessus créée par le site Funders & Founders, on apprend que le fondateur de la Webradio Pandora, Tim Westergren a essuyé 300 refus d’investisseurs professionnels, avant de réussir sa première levée de fonds. La société est depuis rentrée en bourse et atteint un chiffre d’affaires de plus de 80 millions de dollars en 2012. Un bilan bien plus qu’honorable.

Idem pour les artistes célébrissimes : croyez-vous que leur parcours n’a pas été semé d’embuches ? Le script de Sylvester Stallone pour Rocky a été rejeté pas moins de 1500 fois, selon un de ses amis personnels… Il fallait avoir la foi bien accrochée. 30 ans après la sortie du premier opus, le film reste une référence du cinéma populaire américain.

À vous de trouver votre formule magique

Même le génial réalisateur Steven Spielberg a réussi à être recalé, non pas une, mais trois fois, avant d’intégrer son école de cinéma (University of Southern California Film). À croire que le concours n’était pas calibré pour détecter un tel talent.

Et on ne vous parle même pas de James Dyson, de Richard Branson, du Colonel Sanders (fondateur de KFC) qui ont tous le point commun d’avoir connu l’échec avant de trouver la formule magique. Aucune raison donc que vous ne trouviez pas la vôtre.

 Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

4 Commentaires
  1. Pour que « l’échec » ne soit plus maudit en France, il faudrait d’abord changer le système éducatif. Et puis dans notre beau pays, la réussite est également maudite car elle génère l’envie. Notre société (franco-française) génère des talents – en laissant beaucoup de monde sur le carreau – puis leur met une chaîne et un boulet à chaque pieds…

    PS: Des concours universitaires (grandes écoles comprises) calibrés pour détecter des talents?
    Comme le dessinait Gotlib il y a bien longtemps « . vous êtes en pleine Science-Fiction! »

  2. Merci à Tancrède de rappeler grâce à cet article, combien il est difficile en France d’admettre que l’échec est en fait un véritable tremplin pour les entrepreneurs !
    Il permet d’identifier ses erreurs, de les corriger, d’affiner son offre et de travailler sa cible, bref de Réussir… car c’est dans le vécu que l’on accède à la connaissance, que l’on acquiert alors de l’expérience et donc que l’on accroit ses compétences.
    Hélène Ferrari

  3. Tout le monde en France s’est engouffré dans le créneau : c’est le refus de l’échec qui est la cause principale du manque d’esprit d’entreprise. FAUX. Il n’y a rien de particulier à dire sur le sujet, les exemples américains sont des clichés, des histoire pour journalistes. Du masochisme rassurant, au moins on a une excuse. Je pense qu’il est temps que je revienne faire une petite rubrique ici sur le sujet pour développer mes dires 🙂

  4. l’article fait me semble-t-il une confusion entre « l’échec avant de réussir », qui est en fait une succession de refus en face desquels on mesure la persévérance d’un caractère (mais persévérer dans l’échec ne suffit pas à faire de vous un modèle) et « l’échec comme le revers irréparable que l’on connaît quand on est déjà parvenu au sommet ». sur le 1er cas de figure, la France et les Etats-Unis sont très semblables. sur le second, je pense que l’état d’esprit des américains est plus « forgiving » que celui des français. mais si les deux pays ont développé deux convictions opposées, ce n’est pas juste une vague histoire d’air du temps ou d’état d’âme, c’est aussi une question d’incitations, donc de fiscalité et de redistribution. le reste n’est que de l’écume.

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