Sun Tzu : l’art de la guerre… dans les affaires

Monstre sacré de la pensée stratégique, le général chinois n’a pas fini d’inspirer les entrepreneurs du monde entier.

L'art de la guerre... dans les affaires. Toute une histoire
L’art de la guerre… dans les affaires. Toute une histoire

Ni un homme, ni un Dieu : une statue. Redécouvert il y a trois cents ans par un jésuite français, Sun Tzu est devenu depuis une référence absolue de la pensée stratégique. Dans son célèbre traité militaire « l’art de la guerre », le général donne, non pas des recettes, mais un chemin pour contraindre l’ennemi à abandonner la guerre avec le moins d’effort possible. Une problématique qui intéresse forcément les dirigeants d’entreprises.

« L’art du général est de se rendre invincible »

Dans l’esprit de Sun Tzu, « se rendre invincible » c’est avant tout créer un climat de confiance dans son camp. En clair, être uni pour affronter dans les meilleures conditions l’adversaire qui se met en face de vous.

Un bon général en entreprise, c’est celui qui sait mettre en place l’esprit d’équipe idéal pour aller chercher ses nouvelles parts de marché. Un esprit qui évolue forcément avec la croissance de l’entreprise. On ne motive pas de la même façon les premiers employés des derniers arrivants.

Unie, une armée ou une entreprise devient tout de suite bien plus difficile à déstabiliser.

« L’art de la guerre est comme l’eau qui fuit les hauteurs et qui remplit les creux »

Autrement dit, adaptez-vous. Encore et toujours, sans jamais s’arrêter. Pour Sun Tzu, c’est d’ailleurs à cette « vertu » que l’on reconnaît les grands généraux. D’ailleurs, la culture chinoise a toujours davantage privilégié la sensation à la raison. Non pas qu’elle mette de côté la rationalité, mais à leurs yeux (et à ceux de Sun Tzu) l’intuition reste la meilleure arme pour discerner les changements.

Pour y arriver, le dirigeant doit continuellement chercher des alternatives à une problématique donnée. Aux yeux de Sun Tzu, le général devrait même presque oublier ses propres objectifs de rentabilité, comme l’explique Pierre Fayard, spécialiste français de la pensée de Sun Tzu. « Sinon , on a du mal à voir toutes les possibilités ».

Ainsi, plutôt que de mettre au point une stratégie, Sun Tzu vous recommande d’accumuler les sensations qui vous permettront de définir la bonne stratégie. Comme l’explique Pierre Fayard lors d’une de ses conférences, « c’est la situation qui appelle le stratagème ». Et non l’inverse.

« Les armes sont des instruments de mauvais augure dont il faut se servir comme ultime position »

Pour Sun Tzu, la bataille rangée n’est jamais une solution idéale. D’abord, ça coûte cher, en argent, en armes et en hommes. Et puis, cela permet à l’ennemi de remobiliser ses troupes. Ce qui n’est jamais une bonne chose.

Pour le stratège chinois, il vaut toujours mieux manipuler l’autre, le déstabiliser, voire pour les plus habiles, les utiliser pour son propre intérêt. Au moins, on ne suscite pas la haine de l’autre. Ce qui permet de conclure plus rapidement un traité de paix.

Et, dans l’idéal, une paix qui a vos faveurs.

 Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

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