Vous dirigez votre boîte comme Staline ? Les signes qui ne trompent pas

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Susceptible, paranoïaque et prêt à utiliser la manière forte s’il le faut ? Bravo, votre management ressemble à ce qui a fait la gloire de Staline.

Adulé au moment de sa mort, Joseph Staline a depuis perdu son aura de « Petit père des peuples ». La faute à une pratique quelque peu totalitaire du pouvoir qui, visiblement, n’a pas été appréciée de tous. Ce serait bête de reprendre à votre compte ce type de management.

Autant vous dire alors que si vous êtes d’accord avec les citations de « Iossif », il est peut-être temps de remettre en question votre façon de diriger votre équipe.

« Tout le monde impose son système aussi loin que peut aller son armée »

Ce principe, comme tout le monde sait, Staline l’a appliqué à la fin de la 2ème guerre mondiale pour mettre la main sur la moitié de l’Europe. Si la méthode s’est avérée efficace sur l’objectif de conquête, on ne peut pas dire qu’elle se soit attardée sur la partie « consensus ». Résultat, insurrection de Budapest en 1956, révolte de Prague en 1968, dictature de Jaruzelski en Pologne en 1981.

En clair, ne vous contentez jamais de votre avis. Enfin, si vous voulez emporter l’intégralité de vos équipes dans une direction. Alors oui, le consensus est toujours long à obtenir, mais après, que l’application est rapide !

« Les idées sont plus puissantes que les fusils. Nous ne voulons pas que nos ennemis aient des fusils, alors pourquoi devrions-nous leur laisser avoir des idées ? »

Staline n’était pas connu pour son libéralisme. Que ce soit au niveau économique, politique et même culturel, il a toujours verrouillé la moindre nouveauté qui ne partait pas de lui.

Si vous avez tendance à être un peu trop centralisateur, vous pouvez être certain que vous allez passer à côté de très bonnes idées. Aussi, est-il important que vous donniez une chance aux suggestions de vos collaborateurs.

« Je ne fais confiance à personne, même pas à moi »

Au fur et à mesure des années, Staline a laissé libre cours à sa tendance paranoïaque. À tel point que sur sa fin de vie, Staline voit des complots partout : complot « mingrélien » et surtout, complot des « blouses blanches », des médecins (la plupart juifs) qui auraient empoisonné des dirigeants soviétiques.

Dans l’entreprise, un dirigeant ne peut travailler efficacement sans déléguer un minimum. Et, si vous êtes incapable de faire un minimum confiance aux gens qui vous entoure, changez de métier… ou de collaborateurs.

« La gratitude est une maladie dont souffrent les chiens »

Une « maladie » dont n’a jamais souffert le dictateur absolu de L’URSS. La preuve, il menaçait même ses plus proches collaborateurs en faisant arrêter leurs conjoints, leurs frères, leurs parents. Par exemple, la femme de Molotov, un des ministres les plus proches de Staline, s’est fait arrêter du jour au lendemain. Juste pour montrer à son « vieux camarade » qu’il pouvait le faire arrêter quand il le voulait.

Encore une fois, si vous êtes incapable de gratitude, faites un métier à vous n’avez pas besoin d’encadrer des personnes. Sinon, ça va être compliqué. Très compliqué…

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

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