Avec le chômage de masse réapparaît le phénomène du travail au noir.

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Le travail au noir fait son retour en France

L’économie souterraine a un bel avenir. D’après le dernier baromètre O2-Market Audit, un Français sur trois affirme travailler ou avoir travaillé au noir. Ils n’étaient que 13% en 2008. Un phénomène que l’on retrouve particulièrement dans les petits métiers comme les aides scolaires et les baby-sitters, payées au noir pour plus de la moitié d’entre eux.

«Cette tendance est préoccupante», estime Guillaume Richard, le PDG et fondateur de O2, entreprise spécialisée dans le service à la personne. Il faut dire, 42% des personnes qui travaillent dans l’accompagnement de personnes âgées et un tiers des personnes qui effectuent des tâches ménagères sont payées « au black ».

Entrepreneurs, prenez garde

Le travail « au gris » qui consiste à ne déclarer qu’une infime partie des heures travaillées a également explosé ces dernières années. 20% des sondés avouent être passés par là, contre 2% seulement en 2008. Un chiffre d’ailleurs confirmé par les Urssaf qui observent une chute de 8% des heures déclarées par les particuliers. Le nombre de ces particuliers n’a pourtant baissé que de… 1% (Fepem).

À titre de rappel aux entrepreneurs, sachez qu’un de vos employés rémunérés au noir peut très bien vous attaquer aux prudhommes, où il a de grandes chances d’obtenir tout ce qu’il souhaite. Au moins, vous êtes prévenu.

Tancrède Blondé