Après des années d’euphorie, la restauration commerciale, y compris le florissant segment des fast-foods, a été rattrapée par la crise. Les grandes enseignes, dominées par la restauration rapide, restent néanmoins solides.

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Repli généralisé

La restauration commerciale patine. Depuis deux ans, le secteur, qui pèse 36,1 milliards d’euros, enregistre un repli de la fréquentation : -2,2% en 2012 et – 1,3% en 2013, d’après le groupe d’études marketing NPD. Et la restauration rapide, qui représente aujourd’hui 70 % du marché en volume, accuse elle aussi un repli de 1,3 % après une baisse historique de 2 % en 2012. En cause ? La météo et le pouvoir d’achat des consommateurs en berne. Et 2014 ne s’annonce guère plus florissant. « Le marché traverse des turbulences mais reste extrêmement porteur car le taux de retour à domicile s’effondre à midi et les Français, qui cuisinent de moins en moins, sortent davantage le soir », estime Bernard Boutboul, fondateur du cabinet Gira Conseil.

Innovations

La preuve : derrière ces chiffres mitigés se cache un véritable dynamisme du secteur.« La France est devenue un véritable laboratoire d’innovation. On est passé de deux produits, le sandwich et le burger, à 38 : wo k, kebab, bretzel, couscous, ceviche, etc. Le tout avec une montée en gamme des produits », poursuit Bernard Boutboul. Tandis que le segment fast-food se « premiumise », le segment gastronomique se démocratise avec la montée en puissance de la tendance « bistronomie ». De bonnes nouvelles pour les consommateurs… mais moins pour les autres…

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Ophélie Colas des Francs