La chronique des experts Granrut s’intéresse aujourd’hui à la question de la garde à vue des dirigeants d’entreprises. Pour en parler, nous recevons Stéphane Micheli, avocat associé chez Granrut et formateur des chefs d’entreprises et entreprises aux questions de la garde à vue et de la perquisition.

« La garde à vue, c’est quelque chose d’assez traumatisant »

Les dirigeants ont tendance à penser qu’une garde à vue n’est qu’une épreuve comme une autre, et qu’ils sont formés et suffisamment habitués à ce genre de situation où ils doivent défendre leur position. Mais ils en ressortent très souvent déstabilisés car la garde à vue est quelque chose d’assez « traumatisant ». En effet, durant ce genre d’épreuve, ils ont affaire à des policiers expérimentés qui savent mener ce genre de situation.

Ne rien dire n’est pas une solution

Les chefs d’entreprises pensent que la garde à vue ne peut pas leur arriver alors que cela peut arriver à tout un chacun, dans la mesure où l’on peut être en garde à vue dès lors où on est soupçonné d’avoir commis une infraction punie par une peine d’emprisonnement. Il faut savoir que si même votre avocat est présent, il ne peut parler à votre place. De plus, ne rien dire n’est pas une solution. En effet, cela ne freine pas les investigations. Pour mettre fin à la garde à vue, le policier a besoin d’être convaincu.

À la fin de la garde à vue, on peut être directement différé devant un juge d’instruction, convoqué pour aller devant un tribunal, ou simplement libéré.