Le « Modèle C » offre aux employés une multitude d’employeurs

Le « Modèle C » offre aux employés une multitude d’employeurs

KyoSei Leadership invente le management circulaire. La startup conçoit une nouvelle manière de travailler et de manager au sein d’une entreprise, à travers le « Modèle C ».

C comme changement, C comme croissance…. La startup d’innovation managériale KyoSei Leadership invente le « Modèle C ». Les co-fondatrices Sandy Beky et Françoise Derolez repensent la façon de gérer le capital humain au sein des entreprises. Elles imaginent ce modèle, sur la base de l’économie circulaire. « Aujourd’hui, notre façon de travailler et de gérer l’emploi n’est pas viable », affirme Sandy Beky, dirigeante de KyoSei Leadership.

Selon les fondatrices, les individus disposent de plusieurs compétences. Elles suggèrent d’examiner la palette des talents de chaque individu, et de l’utiliser de la manière la plus large possible. Par exemple, un salarié d’une même entreprise partagerait son temps de travail entre le service communication et le service comptabilité. Ce modèle s’applique également au sein de plusieurs entreprises. Avec le modèle C, le salarié a plusieurs employeurs. En cas de perte d’un emploi, les conséquences apparaissent moins lourdes.

Le « Modèle C » repense les formes de contrats de travail

Ce portefeuille de carrières engendre donc une multiple génération de revenus. Juridiquement, rien n’empêche un individu de partager son temps de travail dans plusieurs services ou entreprises. « Il faudrait créer un nouveau modèle de contrat, flexible et à durée déterminée. La sécurité de l’emploi est un concept illusoire. Il faut parvenir à désacraliser le CDI », commente Sandy Beky.

Pour établir ce modèle, les deux femmes sont parties du modèle de l’économie circulaire pour le transposer au monde de l’entreprise. « L’économie circulaire c’est repenser un produit dès sa conception de sorte qu’il ait un parcours multiple. Le produit a alors une seconde vie et on entre dans une mécanique de valorisation positive. Au niveau du capital humain, il faudrait arriver à un modèle zéro déchet », développe l’entrepreneure. Le modèle permet donc à l’individu de mettre ses différentes compétences, au profit de plusieurs entreprises.

KyoSei Leadership veut exporter ce modèle

Les conséquences positives de ce modèle vont plus loin. Cette potentielle mobilité de l’individu porte également ses fruits d’un point de vue psychique. Le travailleur va se sentir plus utile, et donc, valorisé. Adieu burnout, bonjour productivité. Un modèle révolutionnaire que les co-fondatrices souhaitent diffuser.

Pour démocratiser ce modèle, la startup compte le présenter au Festival de l’innovation disruptive, organisé à Londres les 18 et 19 novembre prochains. Elle animera également une conférence à la CCI de Paris le 8 décembre. Dans un avenir plus lointain, KyoSei Leadership espère exporter ses idées à l’international. « Il est exportable dans n’importe quel pays. Le modèle C ne se limite pas à un périmètre géographique », conclut la dirigeante.

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