Business Women : tout savoir sur la vente et le rachat d’entreprise

Que ce soit dans une stratégie de croissance, par opportunisme ou à cause de difficultés financières, la question peut se poser de vendre – ou non – son entreprise. Découvrez les conseils de nos « Business Women » pour faire de cette cession un succès.   

Nos trois invitées du mois ont des profils très complémentaires. Leur point commun ? Elles connaissent la cession d’entreprise sur le bout des doigts. Arbia Smiti a fondé et revendu la marketplace Carnet de Mode, et envisage de recréer une boîte dans la tech. Isabelle Guyomarch préside CCI Production, qu’elle a rachetée en 2008, et a lancé plus récemment les laboratoires Ozalys. Quant à Cyrielle Debeaumont, elle est Chargée d’Affaires Senior au sein du cabinet Largillière Finance, spécialisée dans la fusion-acquisition.

« Il n’y a pas d’âge pour acheter ou vendre une entreprise, il y a des bons moments »

« Quand on commence on ne réfléchit pas forcément à une acquisition ou une revente, on réfléchit à la création d’une startup, et à la mener le plus loin possible », introduit Arbia Smiti. Pourtant, une opportunité de revente peut parfois se présenter – ce qui a été le cas pour la jeune femme. Dans d’autres cas, les fondateurs et les actionnaires peuvent décider de chercher des acquéreurs, dans le cadre d’une stratégie de croissance. Et parfois, ce sont les difficultés financières d’une entreprise qui poussent à la cession.

Lorsqu’Isabelle Guyomarch a racheté le groupe industriel CCI Productions, ce dernier était « au bord du gouffre ». La femme d’affaires, qui rêvait d’avoir sa propre entreprise, « avec de l’humain à l’intérieur », a été touchée par cette usine et ses 200 salariés dès la première visite. Avant cela, elle avait eu une longue carrière dans l’industrie pharmaceutique. « Il n’y a pas nécessairement d’âge pour acheter ou vendre une entreprise, il y a plutôt des bons moments », précise Cyrielle Debeaumont. Cette étape correspond généralement à un projet de vie du dirigeant, ou à un désir d’emmener sa boîte encore plus haut.

« Racheter une entreprise, c’est surtout assurer son avenir »

Techniquement, il faut « d’abord identifier ses acquéreurs potentiels, commencer à échanger avec eux », explique Arbia. Lorsque la vente est amorcée, des audits sont nécessaires, notamment sur les plans juridique, technique et financier. Le repreneur doit estimer les risques potentiels liés à son achat, afin de négocier les termes du contrat. « Ça prend énormément de temps », souligne la jeune femme. « La base, c’est de s’entourer au préalable », ajoute Isabelle. « Il faut aussi se demander ce qu’on apporte, en tant que repreneur, à cette personne morale, […] car racheter une entreprise c’est surtout assurer son avenir ». Une responsabilité dont il faut absolument tenir compte avant tout achat.

Pauline Capmas-Delarue

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1 Commentaire
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