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Cet été, oubliez les plages de sable chaud, la torpeur doucement caliente des vacances post métro-boulot-dodo. Découvrez chaque jeudi des congés expérimentaux, atypiques. Fous, en un mot. Cette semaine, laissez justement cette folie envahir votre voyage ; vous ne reviendrez pas tout à fait comme vous êtes partis… Promis !

Découvrez l’épave du Titanic : pour faire de l’archéologie contemporaine

La première plongée touristique se fait en 2018. Et oui, avec un portemonnaie bien garni (il vous faudra débourser environ 100 000 euros), il est à présent possible de découvrir les abysses pour aller voir l’épave du Titanic. Le bateau de croisière qui a coulé en 1912 (sans Léonardo et Kate !) git à environ 3 800 mètres de profondeur. C’est un voyagiste britannique qui a mis sur pied cette folie. Une cinquantaine de personnes a réservé son ticket pour cette année. Parmi eux, une banquière new-yorkaise qui s’apprête à réaliser le rêve d’une vie. Mais cette plongée ne pourra se faire que quelques décennies tout au plus, car le paquebot se ferait doucement mais sûrement croquer par une bactérie sous-marine.

 

 

Tentez l’Everest : pour apprendre la patience

Grimper sur le toit du monde n’est pas donné à tous. Car, au-delà d’une forme physique absolument exemplaire, il faut aussi débourser une somme moyenne estimée entre 55 000 et 70 000 euros… sans garantie de retour ! Les 8 848 mètres de l’Everest se gagnent aussi au mental et ne se gagnent d’ailleurs pas toujours. Partez à la condition de connaître vos limites. La journaliste Nathalie Lamoureux a dû cumuler trois tentatives avant de réussir à se hisser à son sommet. La prudence et la pondération ont été ses meilleurs compagnons d’ascension. C’est d’ailleurs la qualité principale que la haute montagne enseigne à Bruno Dupety, directeur international de Vinci et président de la commission Europe International / SEFI de la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP). Le chef d’entreprise a en effet déclaré à la presse après son retour de l’Everest : « en tant que PDG, parfois je ne suis pas patient, j’ai besoin de voir les choses accomplies. » Mais, dans de telles situations, tout est différent. « Il faut être patient. Attendre un ou deux jours n’est rien dans la vie. »

 

 

Partez à la conquête des pôles : pour revenir archi-responsabilisé

Depuis une dizaine d’années, les croisières au Groenland ou en Antarctique se sont multipliées. L’occasion pour les curieux plutôt aisés (comptez souvent 6 000 euros minimum pour deux à trois semaines de voyage) de trouver une nature entière, implacable et se sentir même de trop dans ces paysages incroyables. Difficile de ne pas remarquer également les changements climatiques sur les pôles, les régions du monde sans doute parmi les plus impactées par le réchauffement de la météo mondiale. Accueillez la nature dans toute sa beauté et sa brutalité et faites une croix (temporaire… rassurez-vous !) sur votre confort quotidien. Beaucoup de ceux qui se sont créé la chance de s’y rendre évoquent d’ailleurs « la culpabilité du Pôle », selon la documentariste Dawn Kelly. En effet, en se rendant sur place, elle affirme avoir émis « 2 tonnes de CO2, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une famille moyenne de quatre personnes au Royaume-Uni ».

 

 

Osez faire un tour du monde en accéléré : pour apprendre des autres

Vous en avez assez d’économiser pour partir à l’étranger dans la bulle d’un club all inclusive ? Vous rêvez de vous lever à Moscou un matin, à Tokyo quelques jours plus tard, puis New York dans la foulée ? Ne réfléchissez plus, osez le billet Tour du Monde (TDM pour les intimes), un combo de vols aériens vous permettant de faire plusieurs stops à travers le monde sur un temps donné. Pour 4 ou 5 escales, les premiers prix sont compris entre 1 500 et 2 000 euros. Des ‘pass’ régionaux existent aussi. Une solution idéale si vous souhaitez voyager dans une région spécifique du monde, notamment envisager un multi-destinations sur le continent africain souvent peu desservi par ces fameux billets TDM.

 

 

Arpentez une route mythique : pour écrire le présent seulement

Fermez les yeux et imaginez-vous les cheveux au vent. Distancez les soucis du quotidien en choisissant d’arpenter une route légendaire, fantasmée… Pourquoi pas la Route 66 ou le Transsibérien ? Plus cher et plus court, mais tout aussi incontournable, l’Orient Express. Vous cherchez plus inattendu, plus proche de la nature ? Envisagez une version écourtée de la Route de la Soie, en Chine ou en Ouzbékistan par exemple. N’oubliez pas la gigantesque Panaméricaine qui relie l’Alaska à Ushuaia sur plus de 20 000 kilomètres, quitte à la morceler sur plusieurs années. On s’offre alors un morceau de légende le temps de son voyage et on se surprend à faire partie de son histoire. De quoi oublier la nôtre en chemin… et se rêver beatniks ou bédouins. Partez avec un roman de Kerouac sous le bras ou un carnet de notes pour inventer le vôtre. Et surtout bon vent !

 

 

Emilie Kremer

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