Martin Casse donne le pass-sport aux jeunes athlètes français pour les États-Unis

Une entreprise qui deale avec les États-Unis, une place en équipe de France d’athlétisme et la fraîcheur de la jeunesse… Martin Casse a de nombreuses cordes à son arc ! Un cursus pas ordinaire, au cœur de l’American Dream. De quoi faire réfléchir sur l’importance donnée au sport en France.

 

Quarterback talentueux dans l’équipe universitaire, il enchaîne les A+ et devient avocat directement à la fin de son diplôme…  C’est sûr, l’étudiant américain concocté par les productions hollywoodiennes nourrit de nombreux fantasmes ! Un cliché sans doute. Une réalité, aussi : celle de la place privilégiée du sport dans les universités américaines. À l’inverse, quand on est un jeune athlète doué en France, il est parfois difficile d’allier la rigueur de l’entraînement au sérieux des études.

Sport ou études, pourquoi choisir ?

Pour éviter de sacrifier la fac ou le stade, Martin Casse décide de prendre le large. Parti faire un bachelor en marketing à l’University of Texas Panamerican, il mène en parallèle une vie rythmée par les entraînements d’un coureur de haut niveau. Deux projets rendus possibles par un financement de l’université américaine, car, aux USA, les bourses scolaires se calculent également sur les résultats sportifs.

Sa startup USA Project voit le jour à la fin de ses études pour « favoriser l’insertion des jeunes sportifs français aux États-Unis ». Doté d’un bon réseau de coaches universitaires, Martin propose de faire le lien entre des entraîneurs de faculté sur place et de jeunes athlètes de son pays pouvant prétendre à une bourse d’études. L’occasion d’apprendre l’anglais sans laisser de côté ses aptitudes physiques. Mais attention, le cursus scolaire reste prioritaire : « ceux qui veulent partir uniquement pour le sport n’ont pas leur place ici ».

L’aboutissement de ce projet célèbre l’union de la passion – l’athlétisme – et de la raison – les études. Un mariage réussi, puisqu’il permet à Martin d’associer ses compétences scolaires à son expérience sur la piste rouge.

Si le rêve est devenu réalité, c’est surtout grâce à la philosophie positive américaine : « aux États-Unis, dès leur plus jeune âge, les élèves sont encouragés tout le temps à l’école. En France, on est très critiques. Si je n’étais pas allé aux US, je ne me serais jamais lancé dans l’entrepreneuriat. Je ne pensais pas avoir la fibre », reconnaît le Toulousain.

Martin Casse

 « En France, le sport n’a pas la place qu’il mérite »

Alors, pourquoi ce système fonctionne-t-il mieux aux États-Unis ? « En France, le sport et les cours sont gérés par des entités différentes, ce qui crée automatiquement des frictions. Le sport n’a pas la place qu’il mérite, il n’est pas assez valorisé par le système scolaire ».

À l’inverse, aux États-Unis, le niveau des équipes universitaires est digne des plus grands championnats européens. Toutes les conditions sont réunies pour la réussite des étudiants athlètes. Les emplois du temps scolaires et les entraînements sont coordonnés, les écoles et la National Collegiate Athletic Association (organisme qui régit le sport universitaire) mettent tout en place pour assurer le succès académique des futurs champions. Martin Casse explique « qu’ils sont prioritaires pour choisir leurs cours et constituer leur emploi du temps hebdomadaire, leurs absences sont toujours excusées pour les compétitions. À leur disposition : un conseiller d’orientation, des salles d’étude réservées, des tuteurs pour l’aide aux devoirs, et des professeurs extrêmement conciliants pour aider à rattraper les devoirs manqués. »

Le sport, école de la vie … professionnelle 

En adoptant cette philosophie, les États-Unis contribuent à former des jeunes avec la volonté de se dépasser, valeur inhérente au sport… mais aussi au monde du travail ! « Il y a plein de points communs entre un sportif et un chef d’entreprise : rigueur, détermination, course aux objectifs, sérieux, autonomie… », confirme le créateur d’USA Project. Au-delà d’être à la base d’une bonne hygiène de vie, l’activité physique, notamment de haut-niveau, permet de donner aux étudiants l’envie d’entreprendre et d’attaquer la vie active avec un esprit de conquête. Un pari futé pour former les élites de demain avec la tête sur les épaules… et les pieds dans les starting-blocks !

Nelly Pailleux

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1 Commentaire
  1. Pharmacycenter

    30 août 2018 9 h 10 min

    «Martin a cette capacite a etre en phase avec la vision des JO au service du sport, de l’heritage, comment, grace a Paris 2024, on va aller chercher les jeunes pour leur donner envie de faire du sport, pour faire bouger les lignes», Tony Estanguet

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