Il était une fois un proviseur karatéka qui formait les citoyens de demain

Dans un lycée de la banlieue parisienne, on peut kicker son chef d’établissement, le seul proviseur karatéka de France ! Son mot d’ordre ? L’autorité bienveillante, une maxime qu’il érige en principe de vie et qui se révèle aussi bénéfique en milieu scolaire qu’en entreprise.

 

Ils sont 12 millions à faire leur rentrée scolaire cette semaine. Mais au-delà des élèves, c’est tout le corps enseignant qui regagne les bancs de l’école. Parmi eux, un chef d’établissement pas tout à fait comme les autres, puisque Dominique Nguyen Duc Long est un proviseur… karatéka ! Cet enfant de l’intégration – né au Viêt Nam, il a grandi dans une cité de la banlieue parisienne – gère un lycée francilien avec atypisme. Il y prône une maxime qu’il a faite sienne : « l’autorité bienveillante », et propose depuis 8 ans à ses élèves d’appréhender leur stress et leur tracas en pratiquant le karaté avec lui.

 

Dans le lycée Jacques Prévert de Longjumeau (Essonne), on peut donc kicker son proviseur ! En véritable entraîneur mental, M. Nguyen leur apprend à appliquer les valeurs des sports de combat à leur vie de tous les jours : les arts martiaux et l’école ont en commun « le respect, le courage et la persévérance ».

Un coach éducatif atypique

Une méthode de coaching éducatif originale qu’il déploie dans un livre baptisé Le Proviseur K2.0 ! Un jour, je serai à votre place. Il en est persuadé et convainc rapidement lorsqu’on échange avec lui : « de par mon caractère, ma philosophie, ma culture, mon éducation familiale, j’ai quelque chose à apporter aux gamins ».

M. Nguyen gère son lycée avec empathie et considération positive : à mi-chemin entre le chef d’orchestre et le chef d’entreprise, entre la main de fer et le gant de velours, il mène ses élèves à la baguette, mais aussi avec un paternalisme fait d’aplomb et d’indulgence, il applique l’autorité bienveillante, une notion qu’il préfère d’ailleurs à celle de la discipline positive.

« Il n’y a pas de gamins difficiles »

 Son monde n’est ni manichéen, ni stigmatisant. Selon lui, il n’y a d’ailleurs pas de gamins difficiles, juste « des jeunes qui ont besoin qu’on les écoute, qu’on leur fixe un cadre, qu’on les aide ». Sa mission ? Baliser leur route pour qu’ils trouvent leur chemin et s’accomplissent dans leur vie d’adulte au-delà des années lycée.

Tout le monde a sa chance dans cet établissement et la recette semble payer quand on voit le nombre de messages reconnaissants que les élèves et anciens du lycée lui adressent par courrier comme sur les réseaux sociaux, car Dominique est aussi présent sur les tatamis que sur Twitter !

Emilie Kremer

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1 Commentaire
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