Le président du Food Use Tech a profité de la 2édition de son salon pour nous donner sa recette de la réussite entrepreneuriale. Le précepte de ce ponte de la tambouille digitale ? Piloter ses activités comme un startuper pétri d’optimisme et de pugnacité.

 

Président de l’association FoodTech Dijon Bourgogne Franche-Comté et secrétaire national du réseau FoodTech, Xavier Boidevézi est un touche-à-tout, une sorte de couteau suisse du monde de l’entreprise. Car, au-delà de cette double casquette, il est aussi vice-président de l’Atelier Digital du groupe SEB et participe au développement du projet TIGA (Territoires d’Innovation – Grande Ambition) de Dijon. Cette manifestation impulsée par le gouvernement veut dessiner les contours d’un modèle d’alimentation durable et ambitieux : l’autosuffisance alimentaire pour la métropole d’ici à 2030.

Farouche défenseur du travail collaboratif et de la pluridisciplinarité, il pilote ses multiples fonctions à la façon d’une startup, « entre proposition de valeur, déploiement d’une équipe solide et organisation d’événements de qualité afin de balayer les enjeux de la FoodTech ».

Xavier Boidevézi est persuadé que les usages du digital pourraient bien aider à changer la donne dans notre alimentation et ce « de la fourche à la fourchette »., comme il se plaît à le dire. Production, transformation, distribution et consommation : ce sont toutes les strates de cet écosystème qui peuvent être favorablement impactées par les initiatives digitales. D’ailleurs, cet homme de conviction a eu à coeur de présenter les plus porteuses de sens lors de la 2e édition du salon Food Use Tech en septembre dernier.

Entreprendre, c’est travailler sur son employabilité

D’autant que Xavier Boidevézi en est persuadé : qu’on soit une TPE, une microentreprise, une ETI ou un grand compte, « il faut savoir prendre des risques » et les accepter pour être capable d’émerger. Sans sombrer dans l’imprudence, il recommande de les mesurer, mais de ne pas y renoncer. Car sans prise de risque, pas d’audace. Mais gare aux décisions potentiellement hâtives, estime le président de l’événement dijonnais qui prend ainsi comme exemple un recrutement trop prématuré pour une société qui n’en aurait pas encore les moyens.

Et ce défenseur de la FoodTech va encore plus loin : « On apprend tellement quand on lance une nouvelle activité et on acquiert tellement de nouvelles compétences qu’on aura nécessairement oeuvré pour son employabilité ». Cette bonification de nos connaissances à travers l’expérience entrepreneuriale permet à quelqu’un de retrouver du travail plus facilement, selon le directeur du salon.

Même s’il est recommandé d’être prévoyant lorsqu’on est créateur d’entreprise en souscrivant par exemple à une assurance consacrée aux dirigeants (car on n’a pas accès aux indemnisations de Pôle Emploi en cas de perte d’emploi), Xavier Boidevézi reste un éternel optimiste. « Osez innover ! Si on n’y va pas, si on n’a pas d’ambition, on risque de ne jamais décoller », affirme celui pour qui aller de l’avant tient définitivement lieu de philosophie.

Émilie Kremer

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