Mon Petit Gazon rend fous les fans de foot

Mon Petit Gazon rend fous les fans de foot

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En ce jour de Ligue des Champions, près d’1,5 million de téléspectateurs vont s’agglutiner devant leur écran dans l’espoir de voir le PSG gagner… ou perdre. Cet enthousiasme pour le monde du football, trois copains l’ont bien compris. Il y a 8 ans, ils créent Mon Petit Gazon. Aujourd’hui, le jeu rassemble un million d’abonnés, aussi excités de suivre un Dijon/Caen qu’un OM/PSG. Retour sur cette success story.

L’un soutient le PSG, l’autre Bordeaux et le troisième Marseille… Pourtant, Martin Jaglin, Benjamin Fouquet et Grégory Rota sont amis, et surtout associés. Tous les trois ont fondé Mon Petit Gazon pour s’amuser, en parallèle à leur métier. Après un an de boulot, ils partagent leur bébé à leurs amis et familles. Et ça marche. En 2016, les trois compères quittent leurs travails respectifs pour se consacrer exclusivement à leur boîte, qui embauche aujourd’hui onze personnes.

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Martin Jaglin, le fondateur de l’application Mon Petit Gazon

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est Mon Petit Gazon ?

Martin Jaglin : Tout d’abord, ce n’est pas un jeu vidéo, mais un jeu de management. Chaque week-end, les abonnés défient un ami avec leur équipe créée de toutes pièces avec les vrais joueurs de la Ligue 1. Le gagnant est désigné en fonction des vraies performances des professionnels sur le terrain.

Comment évaluez-vous les vraies performances des joueurs ?

MJ : Nous avons créé un algorithme qui donne une note sur 10 à chaque joueur. Plus vos joueurs ont de bonnes notes dans la vraie vie, plus vous avez de chances de gagner dans le jeu. Les équipes sont constituées suite à un mercato en début de saison. Chaque ligue comprend une dizaine de joueurs maximum et les matches ont lieu seulement les week-ends. Le détail important c’est qu’il n’y a pas d’argent en jeu, pas de voyage aux Seychelles à remporter. On gagne juste la fierté d’avoir battu ses amis le lundi matin.

Quel votre business model ?

MJ : Nous fonctionnons à 80 % grâce à la publicité et 20 % grâce aux petits bonus proposés dans le jeu. Du côté de la bourse, nous devrions atteindre un million d’euros de chiffre d’affaires cette saison, soit trois fois plus qu’il y a un an.

Vous n’avez pas rencontré de problème avec la Ligue 1  ?

MJ : Si, nous avons eu quelques échanges par avocat interposés. Ils nous reprochaient de nous inspirer trop de la Ligue 1. Mais heureusement, le président de la Ligue de Football Français a changé, et il a vite compris l’intérêt de Mon Petit Gazon (MPG) : les gens accros au jeu sont prêts à regarder avec passion un match moyen devant la télé un samedi aprèm parce qu’un de leur joueur y participe.

Combien revendiquez-vous d’abonnés ?

MJ : Nous avons passé la barre du million début décembre. La moitié de ces joueurs sont actifs, c’est-à-dire environ 500 000.

Est-ce que les gros matchs, comme ceux de la ligue des Champions, ou les grands événements, comme la Coupe du Monde, ont un effet sur les inscriptions ?

MJ : Nous ne prenons pas encore la Ligue des Champions en compte, donc elle ne nous impacte pas. Par contre une grosse affiche comme PSG/Lyon, oui ! La Coupe du Monde a aussi été un vrai tremplin pour nous. Nous avons lancé notre jeu de pronostic Mon Petit Prono qui nous a fait connaître partout en France avec près de 800 000 joueurs !

Quels sont vos objectifs pour les années à venir ?

MJ : Nous cherchons à nous développer à l’échelle européenne. D’abord en Espagne, avec une levée de fonds d’un million d’euros pour nous lancer là-bas, puis en Angleterre. L’Allemagne et l’Italie restent aussi dans un coin de notre tête. Le football est un jeu universel, pour participer, il suffit d’avoir internet, d’aimer le ballon rond et d’avoir des amis pour joueur !

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