À quoi ressemble l’entrepreneur type ?

À quoi ressemble l’entrepreneur type ?

Andre Hunter - @dre0316

La startup Tiime vient d’établir le portrait-robot de l’entrepreneur 2019, en France. Sans surprise, il s’agit d’un homme d’une quarantaine d’années. Le point sur les conclusions de ce baromètre.

Au premier trimestre 2019, les créations d’entreprise enregistrent une hausse de 2 %, selon l’Insee. Un chiffre qui témoigne de la bonne santé de l’entrepreneuriat en France. Mais alors, à quoi ressemble l’entrepreneur type?

L’entrepreneur français est un homme de 41 ans, résidant en Île de France. Sans salarié ou associé, il a opté pour la SASU et travaille dans le secteur d’activité du conseil. Soit. Ça, c’est le portrait-robot dressé par Tiime. Fondée en 2015, cette startup se revendique comme un « boosteur d’entrepreneuriat ». Concrètement, elle permet aux néo entrepreneurs de monter leur business sans risque et sans rien faire, le tout gratuitement. En d’autres termes, elle leur facilite la vie.

En quatre ans d’existence, Tiime s’est forgé une solide base de données. Forte de ce réseau, la jeune pousse vient de publier son baromètre 2019* de l’entrepreneur français. « Qui de mieux placé que les entrepreneurs pour dresser une étude sur l’entrepreneuriat ? » peut-on lire en préambule de l’étude. Alors que nous disent-ils, ces chefs d’entreprises ? Quels enseignements tirer de ce questionnaire ?

L’entrepreneuriat au féminin, la fin du plafond de verre ?

Et les femmes, dans tout ça ? Le profil-type ne semble pas prendre en compte la gent féminine. Pourtant, elles représentent 23% des répondants.

Sur l’ensemble du panel de femmes interrogées, la majorité d’entre elles affirme avoir passé ce cap pour gagner en autonomie et en épanouissement, à l’instar de leurs homologues masculins. Seulement voilà, le chemin vers plus de bien-être n’est pas le même pour tous : en matière d’entrepreneuriat au féminin, certains préjugés ont la peau dure.

51 % des sondées estiment devoir faire leur preuve face à des partenaires / clients pour qui les femmes sont encore moins crédibles que les hommes. Des barrières mentales, mais aussi structurelles qu’il est urgent de déconstruire. Si la part de sexisme et la réticence des banques ne sont illustrés par aucun chiffre dans le baromètre de Tiime, ce sont toutefois encore des réalités auxquelles sont confrontées les dirigeantes et futures dirigeantes, aujourd’hui. D’ailleurs, une entrepreneure sur deux considère qu’il est plus dur de créer sa société quand on est une femme, tandis que 75 % des hommes pensent le contraire. À noter cependant que, toujours selon le baromètre, les femmes ne regrettent jamais de s’être lancées, quels que soient les obstacles rencontrés.

*Baromètre établi sur une base de 1500 clients et 902 répondants, entre le 25 janvier et le 21 mars. 

 

 

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