Solen, l’appli qui diagnostique le niveau de luminosité d’un bien immobilier

Solen, l’appli qui diagnostique le niveau de luminosité d’un bien immobilier

Difficile par temps couvert ou en mauvaise saison de mesurer le potentiel d’ensoleillement d’un bien à acquérir. Solen, jeune pousse du numérique, a trouvé la parade et propose son service innovant aux professionnels de l’immobilier.

Connaître le niveau de luminosité d’un bien à acquérir, c’est ni plus ni moins ce que propose la startup Solen (soleil en suédois). Créée en 2016, l’entreprise a développé une application mobile qui calcule avec objectivité et précision le niveau d’ensoleillement et de luminosité d’un appartement, d’une maison ou d’un espace extérieur, mois par mois, saison après saison, et compare avec la moyenne dans la ville.

Loin de la mesure-gadget, le résultat est un indicateur précieux pour tout acheteur partagé entre plusieurs offres. Et pour cause, la luminosité des pièces de vie serait le troisième critère de choix d’un bien, derrière le prix et l’emplacement. C’est bien connu, les propriétés baignées de soleil sont les plus prisées, tant pour le bien-être procuré que pour les économies d’énergie générées. Or, il est souvent difficile de se projeter dans un futur logement avec une luminosité constatée sur de seules photos d’agences ou lors des visites. Un appartement visité en été sera-t-il déprimant en hiver ? À partir de quelle heure de la journée faudra-t-il passer à la lumière artificielle ? Solen apporte des éléments de réponse.

https://www.youtube.com/watch?v=AXcCku_mIZ8&feature=youtu.be

Un outil pour les experts immobiliers

Pour établir son diagnostic luminosité et ensoleillement, l’appli s’appuie sur les photos qui lui sont envoyées et les analyse en faisant tourner son algorithme. Bourrée d’intelligence, l’appli s’appuie sur trois briques technologiques : le traitement de l’image, l’astrophysique (elle détermine la trajectoire du soleil à partir de la position GPS) et l’optique. Grâce aux renseignements fournis en amont par le demandeur, Solen intègre dans ses calculs l’orientation du bien et le vis-à-vis, la localisation et la surface de la pièce, ou encore la taille des fenêtres. Le certificat retourné précise, pièce par pièce, le nombre d’heures de luminosité naturelle par jour, durant lesquelles il est possible de lire sans éclairage artificiel, et le nombre d’heures d’ensoleillement direct, avec les rayons du soleil entrant dans la pièce.

L’application a su taper dans l’œil des experts immobiliers (agents, promoteurs, administrateurs), de plus en plus consommateurs de solutions numériques innovantes. Certes, l’indicateur d’ensoleillement ne figure pas dans la batterie de diagnostics obligatoires. Mais les professionnels ont eu tôt fait de l’identifier comme un moyen de faciliter les transactions, en rassurant l’acheteur par une information à valeur ajoutée. D’autant que le diagnostic peut aussi aider à lever des doutes. En montrant, par exemple, qu’un appartement exposé au Nord, mais sans vis-à-vis, sera bien plus clair que supposé.

Positionnée aujourd’hui en BtoB, Solen est en fait la grande sœur d’une première appli conçue pour un projet d’école par trois étudiants français, passés par HEC, Clément Henry, Enzo Laurent et Thomas Tirtiaux. Ledit projet visait à mesurer scientifiquement le niveau d’ensoleillement des terrasses de café parisiennes. Quelques années plus tard, le cas d’école est devenu une startup prometteuse de la proptech, avec plus de 7000 certificats de luminosité à son actif depuis septembre 2017.

« C’est dos au mur que l’on sort ses meilleures qualités »

En forte croissance, avec des projets ambitieux de développement à l’international, Solen doit encore réussir sa transition de startup à scaleup. Une zone de danger qui réclame beaucoup de financement, pour accélérer la croissance, sans perdre de vue la saine gestion. C’est l’un des risques majeurs qui guette toute jeune entreprise, estime Clément Henry, le CEO : « L’apport de fonds est l’oxygène de l’entreprise, mais il faut savoir faire les bons choix et dépenser à bon escient« . Pour autant, estime-t-il, « fuir l’échec en restant dans sa zone de confort n’est pas souhaitable. Surtout quand on n’a pas 30 ans. C’est dos au mur que l’on apprend à sortir le meilleur de soi-même ».

0 commentaires

Laisser un commentaire