Space X : du rêve au business du tourisme spatial

Space X : du rêve au business du tourisme spatial

Le 14 février Space X remportait un contrat avec la NASA pour transporter des humains vers l’ISS (International Space Station). Et Elon Musk n’avait pas l’intention de s’arrêter là. En effet, 4 jours plus tard Space X et Space Adventures révélaient leur partenariat pour envoyer 4 clients privés dans l’espace. Non seulement l’entreprise spécialisée dans le vol spatial souhaite se lancer dans le tourisme mais elle veut également dépasser les limites atteintes par ses concurrents.

Spaces Adventures n’en est pas à son coup d’essai. La société est ainsi la première à avoir envoyé un touriste dans l’espace. C’était en 2001, Dennis Tito, millionnaire américain embarquait pour un vol de 7 jours à destination de l’ISS pour la modique somme de 20 millions de dollars.

Aujourd’hui, c’est bien au-delà de la station spatiale internationale que Space X ambitionne d’emmener 4 touristes. Alors que l’ISS est à plus de 400 km d’altitude et que les principales entreprises du secteur – Virgin Galactic et Blue Origin – n’envoient leurs clients qu’à 100 km, les deux partenaires affirment que leurs passagers voleront, eux, en orbite de la Terre entre 800 et 1200 km d’altitude. Ce vol assurément couteux n’a pas encore trouvé de voyageurs, l’appel à candidats prêts à dépenser des millions est d’ailleurs lancé !

Du rêve de conquête de l’espace à la course au tourisme spatial, il n’y a plus qu’un pas. Entre voyage autour de la Terre, vol lunaire et mission martienne, nous sommes face à un marché embryonnaire… qui fait débat. Certains astronautes, comme Beth Moses, semblent convaincus qu’un voyage spatial opérerait une prise de conscience environnementale. Les touristes confrontés à une nouvelle vision de la Terre, envisageraient alors leur lien avec la nature sous de nouvelles perspectives.

Et pourtant, au regard d’une urgence climatique et d’une biodiversité en détresse, le tourisme spatial interroge quant à ses coûts environnementaux et ses problèmes éthiques. Philippe Droneau, le directeur des publics de la Cité de l’espace de Toulouse soulève quelques questions essentielles « A-t-on vraiment besoin de dépenser l’équivalent d’au moins 10 allers-retours Paris – New York pour un vol de quelques minutes à 100 km d’altitude, d’accélérer à 5 000 km/h, libérer sans doute plusieurs dizaines de tonnes de carbone dans la haute atmosphère, avec des conséquences mal connues sur cette couche très sensible de l’atmosphère ? ».

Les nouvelles technologies offrent la possibilité d’une expérience immersive, on parle alors non plus de tourisme spatial mais de tourisme de l’espace. Celui-ci permet d’avoir la tête dans les étoiles, les pieds sur terre, et se présente comme une alternative plus responsable (et plus abordable).

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