Faillite collective ?

Faillite collective ?

Allumez la télé, écoutez la radio, allez sur Internet, et partout, en creux, juste après la page sanitaire, vous entendrez parler de faillite. Faillite, de l’italien fallito, et que l’on n’a pas besoin de redéfinir ici.

 

 

Sommes-nous partis pour une tournée générale ? Sans jouer les Cassandre amateurs, il suffit d’écouter les remontées des différents secteurs qui structurent notre économie pour comprendre l’étendue du péril. Ils sont restaurateurs, ils sont spécialistes de l’événementiel, du tourisme, de la culture… ils sont innombrables et ils n’ont plus rien dans les caisses. Terminé. Rideau ?

C’est que l’on en est rendu là. Comment faire vivre éternellement une économie sous perfusion ? Peut-on sine die envisager des commerces fictifs et des actifs fantômes ? A mesure que les annonces associées à la crise sanitaire se font rassurantes, l’économie reprend ses droits, ou tout du moins ce qu’il lui reste. Mourir guéri ? C’est malheureusement, et en dépit des efforts sans précédents du gouvernement, un risque.

« Il vaut mieux employer notre esprit à supporter les infortunes qui nous arrivent qu’à prévoir celles qui nous peuvent arriver. » Citer La Rochefoucauld c’est comme citer Churchill, ça fait toujours son effet. Surtout quand il y a un léger fond de vérité. Nous sommes dans la gestion du temps présent, dans le moment, l’instant même. Nous commençons à peine à penser réellement demain avec un mélange assez singulier d’hyper-professionnalisme et de bon vieux système D.

Il va donc falloir reconstruire l’économie, relancer la machine, sauver ce qui est sauvable, et même ce qui ne l’est pas, éviter une crise financière, ou  la maîtriser, préserver le tissus productif… Comme tout bon pronostiqueur, j’attendrai le résultat pour juger les mesures prises.

D’ici là, courage.

 

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