L’enfer du confinement pour les riverains de l’usine Lubrizol

L’enfer du confinement pour les riverains de l’usine Lubrizol

L'enfer des riverains de l'usine Lubrizol

Lorsqu’il s’agit de confinement, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Certains ont la chance d’être enfermé dans une belle bastide, donnant sur une vaste campagne. D’autres se trouvent coincés dans un minuscule studio face à un mur aveugle.

Immédiatement épinglés sur les réseaux sociaux, ceux qui ont voulu partager leur expérience privilégiée de confinement en villa quatre étoiles ont appris bien vite que ce n’était pas très beau de se vanter. Et même séquestré à Paris, dans une chambre de bonne sordide et mal insonorisée, on en vient parfois à plaindre les grands perdants du confinement. En première place, ces habitants de Rouen qui ont le malheur de vivre à proximité de l’usine Lubrizol.

Une odeur répugnante s’échappe de l’usine Lubrizol

En septembre dernier, un incendie dévastait l’usine Lubrizol de Rouen. Six mois plus tard, alors que la France entière se contraint au confinement, des odeurs nauséabondes s’élèvent du site. À l’origine de cette puanteur, les travaux de nettoyage et d’évacuation des fûts endommagés par l’incendie.

Maux de gorge, maux de tête, nausées… les effluves émanant de l’usine obligent les riverains du site à s’enfermer dans leurs habitations. À grand renfort de ruban adhésif, les habitants calfeutrent leurs fenêtres dans l’espoir de préserver un peu d’air respirable. Impossible pour eux de profiter des quelques rayons du soleil sur leur balcon ou simplement d’aérer leur domicile. Certains craignent déjà l’arrivée de l’été accompagné de ses fortes chaleurs. Ils redoutent de se trouver enfermés dans un four sans la possibilité de créer de courant d’air.

Interrogés sur ce problème, les responsables des travaux de Lubrizol assurent qu’interrompre les travaux ne ferait qu’empirer la situation. Ils expliquent que ce sont la chaleur et l’absence de vent qui rendent cette odeur insupportable. Les riverains vont donc devoir s’armer de patience et attendre la fin des travaux, dans un mois, pour être libérés de cette prison olfactive.

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