Football sauvage : une « mini bombe virale »

Football sauvage : une « mini bombe virale »

Dimanche 24 mai, 400 personnes se sont rassemblées pour assister à un match de football sauvage à Strasbourg. Un événement qui attriste le personnel soignant et mobilise la justice, qui a ouvert une enquête.

C’est une véritable addiction pour les Français. Le football est une passion tricolore qui ne pouvait plus être pratiquée pendant le confinement. Interdiction des jouer, plus de matchs à regarder… Mais depuis le 11 mai et la fin de cette quarantaine, les choses ont légèrement changées. Certes, il y a toujours cette interdiction de pratiquer des sports collectifs et celle de se rassembler à plus de 10 personnes (ce qui est légèrement problématique pour un sport qui se joue à 11). Mais pas de quoi arrêter les passionnés.

400 personnes rassemblées à Strasbourg

À Strasbourg, dimanche 24 mai, un match amateur entre deux quartiers de la ville a rassemblé plus de 400 personnes. « Une équipe de joueurs de foot du Neuhof a rencontré une équipe de Hautepierre sur un terrain dans un autre quartier », a confirmé l’adjoint aux sports de la ville Serge Oehler à l’AFP. La police a fini par intervenir pour disperser cette foule dans le calme.

Et Strasbourg n’est pas un cas exceptionnel. Bien avant la fin du confinement, Marseille a aussi accueilli des matchs de quartier. Comme pour Strasbourg, l’événement est organisé sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram ou Snapchat. Selon l’engouement, ils peuvent attirer de quelques personnes à plusieurs centaines. C’est le quotidien régional La Provence qui relatait les faits début mai. Selon le journal, 150 jeunes se réunissaient chaque après-midi pour disputer des matchs.

Une enquête ouverte

Alors faut-il vraiment s’inquiéter de ces matchs sauvages ou laisser couler ?  Pour le professeur Gilbert Deray, chef du service de néphrologie à la Pitié-Salpêtrière, la question ne se pose pas. « C’est franchement déraisonnable. Le virus est toujours présent et ce genre de réunion peut constituer une mini bombe virale. Restons prudents et mobilisés », a déploré le médecin sur Twitter.

Du côté des autorités judiciaires, on est loin de prendre ces rassemblements à la rigolade également. Suite à la grande médiatisation du match sauvage de Strasbourg, une enquête a été ouverte par le Parquet. Selon BFM TV, la qualification de « mise en danger de la vie d’autrui » pourrait être reconnue.

 

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