Emissions de CO2 : les emails, pires que le diesel ?

Emissions de CO2 : les emails, pires que le diesel ?

Pilier de notre société digitale, l’email est pourtant une bombe à retardement pour l’environnement. Mais de nombreux outils et astuces peuvent nous permettre de freiner ce phénomène.

Tout avait si bien commencé. Avec la démocratisation des outils numériques, un avenir sans papier et donc sans déforestation se profilait. Un grand pas pour l’environnement. Malheureusement, notre bonheur a été de courte durée puisque les emails sont en fait très énergivores, et donc polluants. À tel point que certaines entreprises les déconseillent tout simplement à leurs salariés.

Envoyer une photo de vacances = faire 500 m en voiture

Selon une étude du Carbon Literacy Project, reprise dans un article du média Futura Planète, un simple email génère près de 4 g de CO2. Avec une pièce jointe importante, cette émission peu même monter à 50 g. « Envoyer une photo de vacances d’un poids de 1 Mo à dix personnes équivaut à faire 500 mètre en voiture », précise l’article de Futura Planète. Mais pourquoi et comment envoyer un simple email peut-il polluer autant que les émissions d’une voiture ?

Qu’il s’adresse à votre voisin de bureau ou à votre cousin au Québec, votre email polluera. La destination a peu d’importance puisque, quoiqu’il arrive, il passera par les datacenters de Google ou Yahoo, si vous avez choisi ces deux géants américains comme service de messagerie. Pour rejoindre ces datacenters situés Outre Atlantique, il passera par des dizaines de checkpoints, que ce soit routeurs, serveurs ou ordinateurs qui consomment tous de l’énergie.

La mise en place du vendredi « sans email »

Pour lutter contre ce phénomène qui ne fait que s’aggraver au fil des ans, certaines entreprises ont décidé de prendre des mesures. C’est le cas de Warner Music, qui encourage ses salariés à n’envoyer des emails que pour les messages indispensables. Le reste des échanges peut se faire sur des messageries internes, comme l’incontournable Slack. D’autres entreprises font aussi le choix de réduire les emails, mais surtout pour leur effet néfaste et envahissant pour les employés.

C’est le cas du groupe Jouve, justement spécialisé dans la transformation digitale. « L’objectif que nous nous fixons tous ensemble est de privilégier les échanges oraux, plus efficaces et constructifs, précise Sébastien Drouin, CTO du groupe. En effet, il est dommage de voir des personnes dans un même bureau capables de s’envoyer des emails plutôt que de se parler !  » poursuit le dirigeant.

Alors quelles options pour arrêter les emails ? Préférer le téléphone (coup de fil ou SMS), réduire la taille des pièces jointes en les compressant, se désabonner des newsletters inutiles, effacer ses anciennes adresses emails ou encore trier sa boîte mail régulièrement. Ou tout simplement privilégier les contacts humains, en gardant une distance sanitaire dé sécurité, naturellement.

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