E-scopics :  vers la fin des échographies classiques ?

E-scopics :  vers la fin des échographies classiques ?

E-Scopics a révolutionné le marché des échographies, en développant un échographe connecté et piloté via une App. Cette méthode d’imagerie,  en temps réel et non invasive  devient mobile et accessible à tous les professionnels de santé leur permettant d’établir un diagnostic plus rapide. Interview avec son le fondateur, Claude Cohen Bacrie.

Quelles sont les ambitions de E-scopics ?

Claude Cohen Bacrie : E-scopics a pour ambition de démocratiser l’échographie auprès de spécialités médicales qui ne sont pas des radiologues. En effet, de nombreux médecins prescrivent à leurs  patients d’aller faire une échographie quand ils ont en besoin. Avec le dispositif que nous proposons, certains spécialistes seraient à même de pratiquer l’échographie eux-mêmes. Et ce grâce à un logiciel disponible sur tablette à laquelle on connecte une sonde d’échographie digitale via le port USB. La sonde va ainsi permettre de transmettre des signaux à la tablette qui se substitue ensuite à ce qui était un échographe classique.

Quels sont les domaines d’application de votre dispositif ?

C.C.B : La première application que l’on développe est dédiée au diagnostic de la maladie du foie gras. Une pathologie qui entraîne un développement dans l’organe. La première application va permettre de mesurer dans le foie, le niveau de fibrose et de gras. Une application que l’on va adresser aux diabétologues. Car dans le diabète de type 2, les patients développent dans plus de 50% des cas, du foie gras, et dans 20 % des cas, cela devient même une maladie.

La seconde application a été développée autour de l’imagerie pulmonaire, c’est d’ailleurs sur cette application là que l’on travaille avec la chercheuse Marie Mulher de la North Carolina University.

Pouvez-vous nous en dire plus sur cette collaboration ? 

C.C.B : De manière générale, notre appareil permet de faire de l’échographie classique mais à la différence des autres appareils échographiques, il intègre des biomarqueurs d’imagerie qui permettent de détecter les pathologies. C’est la raison pour laquelle Marie Mulher de la North Carolina University a souhaité travailler avec nous. E-scopics proposait le dispositif idéal pour intégrer les recherches algorithmiques qu’elle faisait sur le pulmonaire et qui permettent d’identifier l’œdème pulmonaire et la fibrose pulmonaire à partir de l’analyse de signaux échographiques, ce que fournit nos appareils.

C’est ce qui vous a par ailleurs valu d’être l’un des 3 lauréats du Prix Galien Medstartup, Qu’attendez-vous de cette distinction ?

C.C.B : De pouvoir ouvrir un marché, celui du pulmonaire.  Pour sa première application, notre société visait surtout les maladies chroniques du foie mais on s’aperçoit peu à peu que l’on va pouvoir décliner notre stratégie à d’autres pathologies, pulmonaires par exemple. Un constat qui s’est confirmé avec le covid. Car au lieu de mettre des patients dans un scanner pour aller voir le poumon, on arrive à avoir des premiers éléments diagnostic simplement en mettant une sonde échographique sur le thorax du patient. Une technologie qui pourrait être adaptée à toutes les spécialités. Notre ambition est d’ailleurs de co-développer avec des chercheurs de différentes spécialités des algorithmes permettant de détecter des pathologies et ainsi co-créer de l’innovation clinique.

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