Loi sur la maltraitance animale : un premier pas timide

Loi sur la maltraitance animale : un premier pas timide

Depuis mardi 26 janvier, l’Assemblée nationale se penche sur une loi de protection des animaux. Un texte bien accueilli par les associations qui regrettent quand même que ni la chasse à courre, ni la corrida et ni l’élevage intensif ne soient évoqués.

C’est une loi à première vue assez consensuelle qui a été étudiée mardi 26 janvier par l’Assemblée nationale. Il s’agit de celle sur la maltraitance animale. Une proposition portée par la majorité qui vise à mieux encadrer la possession d’animaux. Selon  le baromètre Ifop pour la Fondation 30 Millions d’Amis, près de 7 Français sur 10 (69 %) estiment que les animaux sont mal défendus par les politiques. Cette loi est donc très bien reçue dans l’opinion publique, même si certains défenseurs des animaux soulignent des lacunes importantes.

Sensibiliser les futurs propriétaires de chiens et chats

Au menu de ce texte, on retrouve la création d’un certificat de sensibilisation pour les futurs propriétaires d’animaux domestiques. La France est en effet un des champions d’Europe en terme de possession des animaux, mais aussi, malheureusement, en termes abandon. Ce certificat doit rappeler les obligations qui incombent à chaque propriétaire (soins, vaccinations, nourriture…). Parmi les mesures, on trouve aussi la demande de stérilisation de chats errants par les communes, le durcissement des sanctions pour maltraitance avec  jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende pour la mort d’un animal.

Encadrer plus durement la détention d’animaux sauvages

La question sensible de la détention d’animaux sauvages sera aussi abordée avec l’interdiction de leur présence sur les plateaux télé, en discothèques ou lors de fêtes privées. L’interdiction des montreurs d’ours et de loups et la fermeture des élevages de visons est aussi proposée. Des mesures qui résonnent dans l’actualité, le Parc Astérix ayant annoncé un jour avant le débat de cette loi, le lundi 25 janvier, la fermeture de son delphinarium.

Elevage intensif et chasse sous le tapis

Mais certains éléments manquent cruellement au débat selon les associations de protection des animaux et certains élus qui dénoncent des effets d’annonce. Quid en effet de l’élevage intensif, de la corrida et de la chasse ? Selon La Fondation 30 millions d’Amis et son baromètre Ifop, 77 % des Français réclament la fin de la chasse à courre et 89 % sont favorables à l’interdiction de l’expérimentation animale lorsque des alternatives existent. Les députés ont jusqu’à vendredi 28 janvier pour se pencher sur les 500 amendements du texte.

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