« Pour développer notre activité en Belgique, nous n’avons même pas eu à nous déplacer », Yves Benchimol, CEO de WeWard

« Pour développer notre activité en Belgique, nous n’avons même pas eu à nous déplacer », Yves Benchimol, CEO de WeWard

WeWard, une application qui permet à ses utilisateurs de gagner de l’argent en marchant, aurait pu connaître une baisse d’activité face aux différents couvre-feu et confinements imposés ces derniers mois. Au lieu de ça, l’entreprise a adapté ses services et poursuit même sa croissance à l’étranger. Interview de son CEO, Yves Benchimol.

WeWard, comment ça marche ?

C’est une application qui a pour but de vaincre la sédentarité en récompensant les activités physiques de ses utilisateurs. Sur l’application on va avoir des sources de revenus qui vont permettre de financer les pas des utilisateurs et ces dernières proviennent des partenaires qui peuvent être des acteurs dans le milieu du sport, du bien-être qui ont envie de faire de la publicité sur l’application ou de proposer des réductions sur leurs produits ou encore des cartes cadeaux.

Vous vous êtes récemment lancé en Belgique, ce n’est pas trop risqué de se lancer à l’international en temps de crise ?

On peut penser que c’est risqué de se lancer en temps de crise mais cela peut aussi s’avérer être une opportunité. Lors du premier confinement, nous avons bien sûr enregistré une baisse de l’usage. Face à ce constat, nous avons su réagir à temps en développant des fonctionnalités sociales ou autour du sport à la maison. Et on a pu continuer ainsi notre croissance.

Comment cela s’est-il déroulé ?

On se disait qu’on avait une certaine maturité pour se lancer dans un autre pays. Le choix s’est porté sur la Belgique, parce que nous avions de nombreuses demandes. On a commencé à étudier l’idée en été 2020 et à la rentrée, en septembre, nous nous sommes mis à la recherche de partenaires belges, et de nouveaux leviers de communication, sur les réseaux sociaux notamment. On a tout de suite vu un intérêt de la communauté belge et les partenaires que nous avons contactés étaient enthousiasme face à cette idée. Tous les feux étaient au verts ! C’est là que nous avons lancé notre application. Aujourd’hui, on dépasse les 70 000 utilisateurs en Belgique, ce qui commence à représenter une partie importante de notre activité.

Quels freins avez-vous rencontré ?

Au début, c’était compliqué de gérer notre activité dans deux pays, avec des politiques sanitaires différentes. Il fallait prendre en compte les restrictions qu’il y avait dans chacun des pays et ainsi adapter notre communication à l’aune de ces éléments. Mais cela se révèle être aussi une opportunité car cela nous nous sommes rendus compte que si notre modèle pouvait faire preuve de résilience en temps de crise, c’est qu’il est, quand même, plutôt stable et que nous répondons à un vrai besoin.

Comment avez-vous pu développer vos activités en Belgique avec les restrictions sanitaires en vigueur en Europe ?

Nous sommes une entreprise 100% en ligne, et notre modèle était déjà basé sur le télétravail. Nous avons de nombreux collaborateurs qui n’habitent même pas en France. Le directeur technique, par exemple, est basé aux États-Unis. La situation géographique de nos collaborateurs ou de nos partenaires ne constitue donc pas une contrainte pour notre entreprise. Pour développer notre activité en Belgique, nous n’avons même pas eu à nous déplacer.

 

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