Élections : prime aux sortants et abstention record

Élections : prime aux sortants et abstention record

Une abstention historique, des sortants reconduits, RN et LREM bredouilles… Tout ce qu’il faut retenir des ces élections régionales et départementales.

C’est le parti qui aura su convaincre les Français. À l’issue des élections régionales et départementales, l’abstention est sans conteste la grande gagnante du scrutin. Avec près de 65% au deuxième tour et 66% au premier, elle atteint un niveau record. Pour le Français sur trois qui a décidé de glisser un bulletin dans l’urne, pas question de chambouler l’ordre établi. Dans la grande majorité des cas, les présidents.es sortants.es ont été reconduits pour un autre mandat. Moins par leur programme et persuasion que par le manque d’intérêt des électeurs.

Une France aux mêmes couleurs que 2015

L’Hexagone revêt donc quasiment exactement les mêmes couleurs qu’en 2015. La droite conserve sept régions (Hauts-de-France, Normandie, Pays-de-la-Loire, Ile-de-France, Grand Est, Auvergne-Rhône Alpes et Paca) et la gauche est reconduite dans les cinq autres (Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Centre Val de Loire et Bourgogne Franche Comté). C’est dans les Outre-mer que l’on note quelques basculements. La Réunion et la Guyane passent à gauche après six ans à droite et la Martinique est reprise par les socialistes après avoir un mandant indépendantiste. La Guadeloupe, elle, reste dans la droite lignée de ces élections en confirmant le président sortant.

La déconfiture pour le RN et LREM

La seule surprise de ce scrutin réside en fait dans l’échec cuisant du Rassemblement National qui lorgnait sur la région PACA. En ayant su s’imposer au deuxième tour de l’élection présidentielle en 2017, le parti de Marine Le Pen nourrissait de grandes ambitions pour ces élections. Le discours prononcé entre  les deux tours par la présidente du FN n’y aura rien fait : le parti repart les mains dans les poches. Même constat pour LREM qui n’a pas su s’implanter localement et comptabilise seulement 10% des suffrages au second tour. Un signal inquiétant pour le parti présidentiel, à un an de l’élection de 2022.

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