[A lire] L’océan est mon frère

[A lire] L’océan est mon frère

Publié le 13 mai 2022

Kerouac c’est La Route et La Route c’est Kerouac. Un peu comme Melville c’est Moby Dick ou Fitzgerald Gatsby. Il y a des auteurs qui, quelle que soit leur production, resteront toujours attaché à un seul livre. Avant connait pas. Après non plus. Kerouac en fait partie tant Sur la Route a façonné l’imaginaire américain. A côté d’un tel monument, difficile pour les autres livres de trouver leur place. Alors quand Gallimard publie L’océan est mon frère, ouvrage de jeunesse assez méconnu, on se souvient que non, Kerouac ce n’est pas que La Route.

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L’océan est mon frère est donc le premier roman connu de Kerouac, et tout le style, toutes les références, toute la folie est déjà là. L’histoire à grand traits :

Wesley Martin est un marin solitaire et taciturne qui voue à l’océan « un amour unique et étrange ». Il fait la rencontre de Bill Everhart, un intellectuel passionné, à la recherche d’une vie simple et d’une liberté fondamentale. Décidant sur un coup de tête de s’embarquer sur un navire marchand, ils se retrouvent à bord du S.S. Westminster en partance de Boston. En route pour le Groenland, ils conversent de tout, boivent du whisky, jouent aux cartes, évitent de justesse les torpilles allemandes, se plongent dans la contemplation de la vaste solitude qui les entoure, s’interrogent sur leur destination et la possibilité de l’atteindre.

Encore une fois, tout ce qui fera Kerouac est présent, en gestation, comme une esquisse imparfaite. Derrière quelques maladresses, longueurs ou facilités, on sent pondre ce qui sera le grand œuvre. Alcool, femmes, musiques, transe, flots de parole sans fin… le tout vu à travers des personnages pathétiques et sublimes.

Kerouac fait partie (aussi) de ces auteurs clivants. On aime ou on aime pas, de façon assez binaire. Pour quiconque aime, L’océan est mon frère rejoint la liste des incontournables.

 

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