80% des salariés français voudraient un travail qui valorise leur trait de caractère

80% des salariés français voudraient un travail qui valorise leur trait de caractère

Publié le 17 juillet 2023

Alors que des centaines de milliers de jeunes qui ont confié leur avenir à Parcoursup commencent à recevoir leurs résultats, une récente étude menée par OpinionWay pour Rocket School a mis en lumière les carences en matière d’orientation en France. Une majorité des salariés français ne pensent pas avoir été bien accompagnés dans leur orientation (63%).. Au cours des deux dernières années, plus de huit salariés sur dix (83%) ont déjà rencontré des personnes malheureuses dans leur travail et 53% ont déjà eu le sentiment de ne pas être à leur place dans leur entreprise. 61% ont même déjà eu envie de changer complètement de travail (61%). Des résultats alarmants, révéles par l’étude “Les salariés et les soft skills” d’OpinionWay pour Rocket School, et qui posent la question de l’importance des soft skills dans le processus d’orientation et d’épanouissement au travail.

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Un manque d’épanouissement professionnel flagrant lié à la négligence des soft skills

Si la majorité des salariés français déclarent ne pas avoir été suffisamment bien accompagnés durant leur orientation professionnelle, c’est parce que les écoles et les collaborateurs accordent encore trop peu d’importance aux soft skills. Mais que signifient les “soft skills” ? Les soft skills se définissent comme les capacités à se comporter et à être compte-tenu de la situation. Ces compétences comportementales constituent donc la partie visible de chaque personnalité et sont mobilisées différemment selon l’environnement de travail et la situation[1].

De nos jours, encore peu d’organismes sont prêts à recruter ou orienter sur les traits de personnalité, pourtant essentiels combinés aux hard skills – les compétences rationnelles qui témoignent d’un savoir-faire précis. Ce manque de considération des soft skills conduit à un manque flagrant d’épanouissement au travail, comme le révèle cette étude. Ainsi, au cours des deux dernières années, 83% des salariés ont rencontré des personnes avouant être malheureuses au travail (87% pour les femmes vs 78% pour les hommes), 65% se sont déjà demandé s’ils ne seraient pas plus heureux dans un autre travail (près d’un quart s’étant souvent fait la réflexion) et 61% reconnaissent avoir déjà voulu changer radicalement de travail (64% pour les femmes vs 57% pour les hommes). Par ailleurs, un salarié sur deux a déjà eu le sentiment que sa personnalité n’était pas adaptée à son poste (50%), voire a déjà eu envie de quitter son emploi parce qu’il pensait que sa personnalité n’était pas adaptée à ce qui était attendu dans les missions (51%). Globalement, les salariés issus de catégories sociales supérieures se plaignent davantage de ce manque d’importance accordée à la personnalité (72% des CSP+ trouvent que dans leur entreprise ne valorise pas les atouts propres à la personnalité de chacun, contre 69% pour les CSP-).

Prendre en compte la personnalité : une évidence pour un travail heureux, dans tous les secteurs d’activité

Les salariés français sont unanimes, quel que soit leur âge, sexe ou catégorie professionnelle : pour 88%, les managers doivent prendre en compte la personnalité et 81% considèrent que cette prise en compte a une incidence directe sur leur épanouissement personnel. Le sentiment de décalage entre un métier et les traits de caractère de chacun est bien présent chez les personnes interrogées. Pour y remédier, huit salariés sur dix s’accordent à dire que les soft skills devraient être prises en compte dès l’orientation professionnelle des jeunes élèves ou étudiants (82%) ou par les ressources humaines lors des sessions de recrutement (80%). Cela permettrait d’éviter les problèmes d’épanouissement personnel rencontrés durant leur carrière.

Ces résultats révèlent ainsi que la majeure partie des salariés est convaincue de l’importance de la prise en compte de la personnalité, et plus globalement des soft skills, dans le monde professionnel, à commencer par l’orientation professionnelle dans l’enseignement secondaire. À tel point que 78% d’entre eux seraient curieux de connaître le métier qui correspond parfaitement à leurs propres soft skills.

Selon Cyril Pierre de Geyer, fondateur de Rocket School, l’école du numérique qui recrute sur les soft skills : “Les soft skills sont les compétences humaines et relationnelles ou encore les compétences comportementales comme la créativité, le leadership ou même la rigueur. Pourquoi ne pas prendre en considération les talents de chacun ? Comprendre les soft skills, c’est poser la question du bonheur au travail, c’est même viser le graal : un job où l’on s’épanouit ! »

 

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