Le conjoint ou la vie… d'entrepreneur

Le conjoint ou la vie… d'entrepreneur

Publié le 20 septembre 2012

Quel que soit le moment, le ou la conjointe de l’entrepreneur passe toujours après l’entreprise. Or, un leader aguerri est bien souvent une personne heureuse dans la vie privée. Quelques conseils pour ne pas l’oublier.
 
conjoint chef d'entreprise entrepreneur
« À quelle heure rentres-tu chéri(e) ? » Voilà une devinette qui stresse bon nombre d’entrepreneurs. « Oula, je peux pas trop te dire là maintenant. Je viens d’avoir une urgence… » Quel dirigeant n’a jamais dit, avec une pointe de gêne, cette phrase-bateau à son conjoint. Car, dans son optique, le chef d’entreprise ne peut avoir un horaire de sortie fixe. Ou, plus simplement, l’urgence n’est pas à la vie de couple. Ma boîte, ma boîte, rien que ma boîte.
Or, rien n’est plus faux. Si « la froideur est la plus grande qualité d’un homme destiné à commander » comme disait Napoléon, autant alors éviter les perturbations de la vie privée. Ceci afin de ne s’attacher qu’à l’essentiel, trouver les stratégies gagnantes pour le développement de l’entreprise. Un objectif difficile à atteindre si l’entrepreneur n’intègre pas sa moitié(e) dans la vision qu’il se fait de sa vie professionnelle. Car, inévitablement, les reproches de celui ou celle resté à la maison pleuvront. Eh oui, les siècles où la femme attendait sagement son mari sont bels et biens révolus.
Parlez, communiquez, transmettez. L’entrepreneur ne doit plus dire, comme cela est trop souvent répété lors de soirées networking : « il (elle) ne comprend pas la pression que je subis et les échéances auxquelles je dois répondre ». Ce qui n’est, dans bien des cas, pas vrai. Il suffit de lire la blogueuse de tit’Anne qui parle de son copain, créateur de start-up : « le startuper est un sage en devenir. Le startuper se prend des méga gifles. Le startuper va chercher au fin fond de ses entrailles ce qu’il vaut pour être le meilleur. Le startuper se remet en question. Le startuper prend la mesure des choses. Et ça, c’est tout bénèf pour le couple ».

Ménage apaisé, dirigeant(e) décontracté(e)

À la condition que l’apprenti entrepreneur sache établir un distinguo entre la sphère privée de la sphère professionnelle. Pas gagné, à en croire la  blogueuse : « et n’essayez pas de le sortir de sa startup même pour une soirée. Le startuper EST sa startup. C’est perdu d’avance ». Cependant, il est vrai, lâcher prise n’est pas toujours aisé pour des entrepreneurs, investis jusqu’au cou dans la réussite de l’entreprise. Mais, vous ne passerez pas la fin de votre vie avec votre mac book air (ou alors c’est triste). Pendant les temps « off », ne vous autorisez à regarder vos mails que trois fois par jour. Et si, la méthode progressive ne fonctionne pas, demandez-vous tout simplement : « pourquoi je suis stressé, à l’idée d’éteindre mon ordinateur ? »
Ne pas sacrifier son conjoint sur l’autel de la productivité, signifie également s’astreindre à une nouvelle organisation. Autrement dit, déléguez à votre équipe les tâches qui ne vous incombent pas directement. Repensez à votre rôle dans l’entreprise, et listez les tâches à plus hautes valeur ajoutée, sur l’échelle de la stratégie adoptée (relation client, développement des partenariats, relation avec les banques).
Enfin, des têtes-à-têtes organisés à l’improviste pourront contrebalancer bon nombre de rendez-vous ratés, repoussés, oubliés, annulés. Quant à savoir, si votre compagnon comprend, la blogueuse montre encore le chemin à ceux et celles qui doutent que la vie de conjoint d’entrepreneur est palpitant :  « Monsieur vous montre qu’on peut courir après ses rêves, que c’est pas interdit. Qu’il y a une autre vie possible ». Alors, donnez aux autres la chance de bien vivre l’aventure. Ménage apaisé, dirigeant(e) décontracté(e).

Tancrède Blondé

Vous aimerez aussi

0 commentaires

Laisser un commentaire