Cocorico ! La France plus attractive que l’Allemagne

Cocorico ! La France plus attractive que l’Allemagne

Grèves, attentats, manifestations… Sur le papier, la France est loin de tendre les bras aux investisseurs étrangers. Et pourtant ! L’attractivité de l’Hexagone dépasse désormais celle de l’Allemagne.

Toujours comparée à sa voisine allemande, la France vient de coiffer le pays au poteau. Selon le baromètre EY, l’Hexagone compte 1027 projets initiés par des investisseurs internationaux en 2018, soit une hausse de 1 % par rapport à l’année précédente. Un total qui la fait dépasser l’Allemagne qui affiche 973 projets et une baisse de 13 % par rapport à 2017. Mieux, les gaulois sont à deux doigts de doubler le Royaume-Uni qui occupe la 1ère place avec 1054 projets.

Une des explications de ce grand chambardement est naturellement le Brexit. L’Europe, déstabilisée, enregistre une baisse générale de 4 % des projets internationaux. La surprise, c’est que malgré ce contexte, la France résiste. Même face à de nombreuses déstabilisations en interne. Menaces terroristes, grèves et bien sûr gilets jaunes n’ont pas réussi à décourager les investisseurs étrangers. Paris reste même la métropole européenne la plus attractive pour la deuxième année consécutive devant Londres. En quatre ans, la capitale anglaise s’est effondrée et a perdu la moitié de ses soutiens, toujours à cause du Brexit.

La R&D et l’industrie à l’honneur

Dans le détail, la France affiche une hausse de 85% des projets d’investissements dans la recherche et le développement avec 144 initiatives, soit deux fois plus que l’Allemagne (74) et l’Angleterre (64).

L’Hexagone se distingue aussi au niveau industriel avec 339 implantations en 2018, dont une majorité dans les Hauts de France. Un chiffre qui fait d’elle la n°1 européenne devant la Turquie et l’Allemagne. Selon l’étude EY, 70 % des dirigeants disent en effet croire dur comme fer à l’industrie « Made in France ».

De nombreux points d’amélioration

Mais tout n’est pas rose dans cette étude. De nombreux points sont encore à améliorer d’après le baromètre. 47 % des interrogés pensent que le pays doit intensifier son action de simplification et de modernisation, 44 % affirment qu’il faut améliorer sa compétitivité fiscale et 37 % soulignent l’importance de la réduction du coût du travail.

Un constat partagé par Marc Lhermitte, un associé EY. « Si l’an dernier la progression de la France était impressionnante, c’est plutôt sa résilience qui peut surprendre cette année. (…) Sa capacité à attirer les investissement innovants et l’industrie démontre qu’elle possède des atouts qui lui permettent d’être compétitive. Elle doit désormais faire revenir des sièges sociaux et convaincre les investisseurs étrangers dans le digital. » Challenge accepted.

 

 

 

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