Créer son entreprise, idée reçue n°1 : Je n’ai pas de réseau, c’est mort !

Créer son entreprise, idée reçue n°1 : Je n’ai pas de réseau, c’est mort !

Notre entourage est une manne ! Il suffit de changer de regard pour s’en apercevoir. Comme l’explique Cécile Fonrouge, maîtresse de conférences et professeur d’entrepreneuriat, il est essentiel d’en prendre conscience car le taux de succès des entreprises nouvelles-venues est directement corrélé au networking, l’activité de réseautage.

La nouveauté, ça fait rêver. Et pourtant il existe un « handicap à la nouveauté ». Vous connaissez ? C’est le concept selon lequel les entreprises nouvelles-venues subissent des taux d’échec supérieurs aux entreprises existantes du même secteur. Enfin ça, c’est ce qui arrive quand on manque de réseau. Une fatalité quand on est une jeune entreprise ? Erreur ! Nous avons tous une base de contacts qu’il suffit de faire fructifier.

Trois types de réseaux… 

Il existe trois cercles à considérer comme de réels « partenaires » :

– le réseau familial
Bien plus important qu’on ne l’imagine, la famille est un véritable réseau marketing : une vingtaine de contacts familiaux parlant de votre projet à dix contacts, équivaut à 200 personnes informées ! La famille est également un réseau financier de proximité, c’est même le premier cercle de contributeurs sur les plateformes de crowdfunding par exemple. Le fameux love money ! Enfin, les membres de votre famille sont aussi vos premiers clients.

– le réseau informationnel
Il s’agit de tous les contacts que vous pourrez activer pour glaner des informations susceptibles d’améliorer votre concept, en le mettant à l’épreuve. On les trouve aux cocktails, dans les chambres de commerce, aux conférences et événements dédiés aux entrepreneurs et professionnels d’un même secteur. Ces contacts ne mènent pas directement aux affaires, mais indirectement oui ! C’est une manière de compenser le fameux « handicap à la nouveauté ».

– le réseau d’affaires
Celui-ci est directement pourvoyeur d’opportunités d’affaires. Fournisseurs, clients, salons et réseaux sociaux en font typiquement partie. La clé réside dans l’alternance entre le face-à-face et le distanciel. La génération des millenials sait très bien le faire : elle jongle entre cocktails et LinkedIn. Ne pas hésiter à se rendre aux rendez-vous business accompagné d’un senior si vous êtes junior, et inversement. Sortir groupé augmente la légitimité.

… que vous avez déjà

S’il y avait une seule chose à retenir de tout cela ? Ne jamais oublier que votre environnement est un véritable réseau. Toute personne est potentiellement un investisseur, un appuyeur, un mentor, un client, un fournisseur.

Allez à la fois vers des personnes qui vous ressemblent et des personnes très différentes, rencontrées au détour d’une soirée ou d’activités sociales. Ces dernières ne sont pas directement productives mais vous permettront d’accéder à de « l’information ».

Faites tout pour rompre la trop fameuse « solitude de l’entrepreneur ». Les espaces de coworking et fablabs, par exemple, sont des lieux intéressants pour vous lancer au milieu de vos pairs et rencontrer d’autres entrepreneurs et experts. Les sites d’accompagnement comme  Bpifrance-creation.fr et les incubateurs sont aussi là pour vous aider.

Un dernier conseil ?

Maintenant que vous avez conscience que votre réseau est plus important que ce que vous pensiez, et de l’intérêt de le développer, gardez une chose en tête : un réseau, ça s’entretient sur le long terme.

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