Ils sont célibataires…et confinés

Ils sont célibataires…et confinés

Image d'une célibataire qui attend sur un canapé

Voilà maintenant deux semaines que les Français sont confinés, et ce pour un moment. En ces temps d’isolement, on s’inquiète du sort de certains couples, qui, contraints à une cohabitation prolongée pourraient s’entredéchirer. Mais qu’en est-il des célibataires, dont la recherche active d’un partenaire se retrouve subitement stoppée ?

On le sait bien, « ça nous tombera dessus quand on s’y attendra le moins. » Reste qu’il semble difficile de trouver l’amour assis sur son canapé. Alors c’est vrai qu’aujourd’hui…on ne s’y attend vraiment plus du tout… Pourtant, au vu de l’ingéniosité dont font preuve certains citoyens pour maintenir le lien, il y a fort à parier que le confinement fera naître de belles histoires d’amour.

L’amour, un besoin de première nécessité ?

Angoisse de la maladie, crainte de l’effondrement économique, en ce moment l’amour semble ne plus avoir sa place sur la liste de nos priorités. Les Français n’ont-ils plus le coeur à aimer ? Bien au contraire. Si la semaine qui a suivi les annonces du gouvernement a été marquée par une baisse de l’activité des sites de rencontres, la tendance semble aujourd’hui repartir à la hausse. Antoine Géraud, co-fondateur d’Abricot, le confirme. « Au début, les gens étaient un peu hébétés. Ils ne savaient pas combien de temps ça allait durer. Donc le dating n’était pas forcément leur priorité. Après une semaine, et maintenant que l’on sait que ça va durer, les habitudes reviennent. »

Même constat chez Happn. En Italie, premier pays touché massivement par le coronavirus après la Chine, l’application observait une baisse des connexions au moment des annonces gouvernementales. « La priorité immédiate n’était pas au dating. Les préoccupations se concentraient davantage sur l’organisation pour le confinement à venir. En revanche, une fois « l’état de choc » passé, la vie reprend ses droits et chacun cherche à vivre le mieux possible la situation. […] Pour les célibataires, cela passe par l’envie de s’ouvrir sur le monde extérieur et sur de nouvelles rencontres, même si celles-ci doivent pour le moment rester virtuelles. »

Surtout, cette étrange période pousse à revenir à l’essentiel, à se recentrer sur soi. Les activités futiles perdent de leur intérêt et les valeurs fondamentales prévalent : famille, amitié, éducation,…amour. « L’Homme est un animal social, il a besoin de contact avec les autres. Faire des rencontres participe à son bonheur » explique Antoine Géraud. Plus que jamais, nous avons besoin de contact humain et d’amour. Les acteurs du secteur du dating l’ont bien compris et se mobilisent.  « Dans ces temps difficiles, nous avons pour mission d’aider à préserver le lien social et la rencontre amoureuse » déclare Marine Ravinet, Heads of brand & trends chez Happn.

De nouvelles façons de se rencontrer

« La situation inédite que nous traversons a poussé nos membres à trouver de nouvelles façons de se connecter », explique le porte-parole de Tinder qui observe des changements de comportements au sein de sa communauté. Une évolution qui se traduit dans les données de l’application. Elles révèlent notamment une augmentation du temps de conversation de 10 à 30% par rapport au mois de février en Europe. Rien d’étonnant, les célibataires ne pouvant plus se rencontrer, ils passent plus de temps à apprendre à se connaître par messages.

Conséquence, les sites de rencontres s’adaptent. Happn détourne provisoirement son joli concept, Retrouvez qui vous croisez, qui devient Rencontrer ceux que vous auriez pu croiser. Elle étend donc son rayon de croisements, initialement de 250 m autour de l’utilisateur, jusqu’à 90 km. Elle permet ainsi de nouvelles e-rencontres, malgré le confinement. Tinder, quant à elle, rend sa fonctionnalité « Passeport » accessible à tous gratuitement, autorisant ses membres à se connecter avec le reste du monde.

Dans le même temps, Happn suggère à sa communauté de continuer de s’aimer, mais autrement. De fait, ces temps difficiles représentent l’occasion de « redécouvrir le plaisir de longs et fougueux échanges écrits. Ou les joies du téléphone, de découvrir l’autre au son de sa voix. De tester en avant première des first-dates via vidéo. » Autant de façons romantiques de se rencontrer qui n’impliquent aucun contact physique.

Le charme inattendu d’une visioconférence romantique

Toutefois, si la possibilité de discuter en ligne, par clavier interposé, s’avère salvatrice et suffit un temps, très vite le besoin d’une vraie rencontre physique se fait sentir. « C’est pendant le confinement que l’on se rend compte que les petits moments du quotidien sont incroyables. […] Le tchat ne comble pas le manque de ces instants de la vie réelle. » déclare Antoine Géraud. Parmi ces petits instants du quotidien, on trouve le plaisir d’un premier rendez-vous à la terrasse d’un café. De fait, un sondage Happn lancé début mars révèle que 54% des célibataires envisagent de réaliser leur « 1er rendez-vous » en vidéo. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter. Une originalité qui mérite un petit coup de pouce.

Pour cela, Abricot a la solution. Différent des autres sites de rencontres, il ne propose pas de swipe, ni de tchat. Le numérique est ici utilisé comme un pont entre les personnes. Il n’a pas vocation à accaparer toute leur attention. Aussi, ses utilisateurs sont encouragés à se rencontrer physiquement dès le premier match. Très attaché à la rencontre en chair et en os, l’équipe d’entremetteurs ne s’est pourtant pas laissée décourager par le confinement. Ils ont développé une solution de secours : un live-date nommé Bunkoeur.

Pour ce premier rendez-vous, Abricot a voulu recréer une ambiance sympathique et accueillir ses utilisateurs dans un lieu romantique bien que virtuel. Pour ce faire, le Bunkoeur accueille les tourtereaux dans un paysage coloré et décoré d’objets de la vie de tous les jours, un banc, un lampadaire parisien. Tout est pensé pour recréer une ambiance agréable et chaleureuse. Petit détail non négligeable, un assistant virtuel vient ponctuer les échanges d’une question amusante ou plus sérieuse, ou encore en proposant un jeu. Une façon ludique de détendre l’atmosphère, de relancer la conversation ou tout simplement d’apprendre à se connaître. Rien à voir avec ce triste Microsoft Team qui peut vite devenir « glauque », pour reprendre les mots d’Antoine Géraud.

Aperçu du Bunkoeur by Abricot pour les célibataires

Prenons le temps pour ceux qui comptent

Finalement, ce confinement, qui rebat les cartes de nos priorités, pourrait bien nous surprendre. Aujourd’hui, nous ne pouvons voir personne et très bientôt certains vont nous manquer terriblement. Au delà des sites de rencontres, l’un des effets du coronavirus serait-il de nous révéler qui compte réellement à nos yeux ?

Il est en tout cas un moment privilégié pour créer des liens, pour s’abandonner à un peu plus de profondeur. Libérés du quotidien, des sorties, de la sur-activité, de la pression du dating, nous prenons le temps de nous parler, d’être naturel et de poser les vrais questions.

Peut-être pourrons-nous renouer des liens solides avec des personnes que nous avions perdu de vue. Peut-être que l’on se rendra compte qu’en fait, l’amour de notre vie s’y trouve déjà. Et une fois libérés, nous seront plus heureux que jamais de retrouver ceux qui nous sont chers.

 

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