Ces entreprises boostées par le coronavirus #2

Ces entreprises boostées par le coronavirus #2

Publié le 7 avril 2020

Entreprises gagnantes du coronavirus

Face à l’effondrement économique qui touche de nombreuses industries, une bande d’irréductibles entreprises résiste à la crise. Plus édifiant, leur activité s’en trouve considérablement augmentée. A lire ici, le deuxième volet de la saga de ces entreprises gagnantes du coronavirus

 Alors que la crise économique provoquée par la pandémie de covid-19 met en danger les entreprises du monde entier, certaines sociétés résistent. Mieux encore, leur activité s’envole. Deuxième tour d’horizon de ces « gagnants » du coronavirus.

Santé

Grâce à un test de dépistage du Covid-19, le titre du groupe de biotechnologie anglo-français Novacyt  – spécialiste du diagnostic clinique – flambe en bourse. Son cours a augmenté de 1 276 % au cours des trois derniers mois. En effet, la société a obtenu le 23 mars dernier l’homologation de son test pour le diagnostic clinique aux Etats-Unis. Et puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, le produit a également été approuvé par l’institut Pasteur ce lundi 6 avril. Selon les Echos, la start-up prévoit de produire 2 millions de tests par mois. Dans le secteur de la biotechnologie, c’est au tour de l’entreprise américaine Moderna Therapeutics de tirer son épingle du jeu avec le développement du premier vaccin expérimental contre le Covid-19. Son cours en bourse a crû de 56% sur les trois derniers mois. Si cette start-up fondée il y a dix ans n’a encore aucun produit sur le marché et affiche toujours 514 millions de dollars de perte en 2019, l’action a plus que doublé par rapport au 6 août dernier.

Cleantech  

Spécialisée dans l’assainissement de l’eau et de l’air, la société UV Germi a développé un système qui permet de supprimer bactéries et virus présents dans un espace clos par ultraviolet. Et grâce à son purificateur d’air mis au point à l’époque du virus H1N1, l’entreprise voit les demandes se multiplier, de la part des particuliers comme des collectivités. La société a connu une augmentation de son cours en bourse de  194% sur les trois derniers mois.

 Jeux vidéo

Pendant le confinement, tous les moyens sont bons pour s’évader, et le jeu vidéo en est un. L’industrie connaît ainsi un boom spectaculaire depuis le début de la crise. Selon les Echos, dans l’ensemble des marchés suivis, 4,3 millions de jeux ont été vendus au cours de la semaine du 16 au 22 mars. Une augmentation de plus 63 % par rapport à la semaine précédente. Il en va de même pour les téléchargements de jeux, ces derniers ont augmenté de 180 % au cours de la même période. D’après le quotidien économique, Steam, le site de référence de vente de jeux PC en ligne,  a battu son record historique avec plus de 20,6 millions de joueurs connectés en même temps. Et les éditeurs de jeux vidéo ne sont pas en reste. Le français Ubisoft, enregistre déjà plus de 55 millions de joueurs grâce à Rainbow Six et voit son cours augmenter de 11% sur les trois derniers mois. Chez les compétiteurs et autres géants de l’industrie comme Activision, les jeux en ligne connaissent un boom de leurs usagers. Call of Duty: Warzone a par exemple séduit plus de 15 millions de joueurs à peine plus d’une semaine après son lancement. Grâce à son jeu phare FIFA 2020 , Electronics Arts ne s’en sort pas mal non plus. Selon une étude réalisée par l’agence de communication We Are Social, le jeu a généré plus d’1,2 million de conversations sur les réseaux sociaux.

Electronique

L’entreprise Samsung Electronics résiste également à la crise actuelle grâce aux ventes de puces pour Smartphone et téléviseurs. Le géant sud-coréen a indiqué dans un communiqué que son bénéfice d’exploitation devrait croître au premier trimestre 2020. Mais selon le média Znet « les jeux ne sont pas encore faits pour Samsung, qui craint les effets de la crise sur les marchés américain et européen, ses plus gros pourvoyeurs de recettes. Car si la crise traversée par la Chine a eu peu d’effets négatifs sur la croissance du groupe (…) l’internationalisation de la pandémie a poussé la firme coréenne à fermer ses usines et ses magasins sur le Vieux Continent, mais également dans sa « base arrière » indienne, en Corée du Sud ou aux Etats-Unis. »

 

 

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