Un jour sans fin

Un jour sans fin

Publié le 12 octobre 2020

Il y a comme une impression de déjà vu dans l’air, une lassitude du quotidien, l’impression que l’horloge tourne sur elle même, rythmée par la même monotonie. C’est long une année de covid. C’est usant. Les annonces font suite aux annonces.  Et, comme nouvelle norme,  le sentiment de revivre encore et toujours les mêmes scènes.

 

Octobre n’avait pas besoin de ça. Il y avait déjà les jours qui raccourcissent, la pluie, les feuilles mortes. C’était suffisant. C’est triste un automne de covid, c’est terne. De restrictions en restrictions, de limitations en limitations, les matins se suivent et se ressemblent. Vivre avec le covid, c’est vivre en permanence avec le sentiment que rien n’est certain, c’est prévoir de ne plus prévoir, c’est conduire avec le frein à main. Vie sociale, vie culturelle, vie économique, tout est mis à l’arrêt, en attente. Une zone de transit entre un hier connu et un demain incertain. Alors on attend. Mais combien de temps ? Faut-il compter en semaine, en mois ? On ne voit pas la fin et c’est bien là le problème. Il n’y a pas d’horizon, de ligne de fuite.

Bien sûr ce sentiment est dérisoire au regard de la gravité de la situation sanitaire, une sorte de mal être déplacé. Mais quand même. On pensait, sans doute naïvement ouvrir une nouvelle page en septembre, et l’on se retrouve de nouveau dans ce cycle implacable.  Reconfinement ou non, le sujet n’est plus là, l’envie n’y est plus. Sortir, boire un verre, aller au cinéma, rencontrer des inconnus, vivre en somme, c’était le monde d’avant. Où trouver la joie aujourd’hui ? Quels sont les exutoires ? C’est important aussi de vivre. Ce ne peut pas qu’être se lever, aller au travail, rentrer chez soi, attendre. Il doit y avoir un ailleurs, autre chose.

Il le faut.

 

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