Pour les TPE, c’est « Ouvrir ou mourir » ?

Pour les TPE, c’est « Ouvrir ou mourir » ?

Publié le 16 novembre 2020

Marc Sanchez, Secrétaire Général du SDI, décrypte les résultats de l’enquête réalisée du 2 au 10 novembre 2020, auprès de 1.490 artisans, commerçants, professionnels libéraux et dirigeants de TPE, relative à la situation des TPE lors deuxième confinement.

« Les constats tirés de cette enquête sont terribles quant à la perception de l’action des pouvoirs publics, ainsi que les conséquences économiques et sociales de cette nouvelle période de confinement. Le climat électrique, pour ne pas dire le vent de révolte qui règne sur le terrain est parfaitement résumé dans cette enquête.

Ainsi, 74% des TPE ont une mauvaise opinion de la prise en compte de leur situation par le gouvernement, alors qu’il ressortait une opinion positive à presque 60% sur le même thème lors de notre enquête de fin mai.  65% des TPE interrogées déplorent une situation de trésorerie difficile à catastrophique, ce qui conduit la moitié de ces dernières à envisager une cessation d’activité (33%) ou des licenciements (17%).

La segmentation des soutiens en fonction de secteurs d’activités listés (listes S1 et S1 bis), de secteurs géographiques et de périodes de temps placent les chefs d’entreprises face à l’inconnu quant aux aides dont ils pourront bénéficier. 40% à 60% ne savent pas s’ils appartiennent à une liste et si oui, laquelle. Ils ne sont que 29% à affirmer connaître les dispositifs de soutien.

Enfin, les tâtonnements, calages et fausses perspectives des pouvoirs publics les exaspèrent.  Ils sont moins de 50% à estimer utile la fermeture des rayons « non essentiels » des grandes surfaces. Pour 25% d’entre eux, la digitalisation est déjà une réalité, tout en soulignant qu’elle est très loin de permettre de compenser le chiffre d’affaires réalisé en direct.

Ces chefs d’entreprise ont pour seul objectif de pouvoir exercer à nouveau pour ne pas mourir. La date du 1er décembre annoncée par le Premier Ministre ne doit pas être une hypothèse mais un point de sortie certain avec anticipation de nouveaux protocoles sanitaires si nécessaire. L’alternative, certaine, serait une vague de faillites et de licenciements bien plus haute qu’anticipée ».

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