Jamais deux sans trois ?

Jamais deux sans trois ?

Publié le 30 novembre 2020

Faut-il voir le verre à moitié plein ou à moitié vide ? Faut-il être résolument optimiste ou définitivement sceptique ? Emmanuel Macron a annoncé le calendrier du déconfinement, Jean Castex en a détaillé les modalités, et, si les mesures semblent précises, cadencées, on ne peut s’empêcher de penser que, derrière cette stratégie, il y a quand même une part non négligeable d’incertitude, voire de pari.

 

A force de le répéter, c’est devenu vrai. Le premier déconfinement a donc été raté. C’était le 11 mai, la France basculait à nouveau dans les jours heureux. Dès le mois d’août, alors que la situation était sous contrôle, touches après touches, mesures après mesures, la route du reconfinement se dessinait. Nous connaissons tous le résultat. Nous sommes en novembre et soyons en sûrs, nous ne reproduirons pas les mêmes erreurs…

Il y a quand même quelque chose d’aussi réjouissant qu’étonnant à s’entendre dire qu’en plein hiver, après des fêtes de fin d’année en famille, nous pourrions repartir presque comme en 14. Parce que, finalement ce 20 janvier que nous attendons tous ressemble très étrangement à ce 11 mai qu’il faut aujourd’hui regarder avec dureté.

Alors stop and go ? Troisième vague en février ?

Nous voulons tous sortir, nous devons tous sortir, les commerces doivent rouvrir, les restaurants, bar, boîtes de nuit, la liste est interminable. La pression sur le gouvernement est extrême. Mais les mêmes remèdes peuvent-il guérir les mêmes maux ? Ce qui n’a pas marché un jour peut-il marcher le lendemain. Ce fameux esprit de responsabilité est-il assez solide ?

Tout cela ressemble à un bon vieux pari. Espérons, et en attendant profitons. Mais pour combien de temps ? Ils sont nombreux, économistes, médecins, à mettre en garde contre les effets pervers de cette stratégie, à vouloir privilégier un modèle pérenne, aussi restrictif soit-il. Sans confiance, pas d’économie. Sans projection, pas d’investissement. Sans calendrier clair et tenable, uniquement une gestion au jour le jour.

Etre pessimiste n’aide en rien à régler un problème. Etre trop optimiste non plus.

 

 

 

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