Clubhouse, le nouveau réseau social dont tout le monde parle

Clubhouse, le nouveau réseau social dont tout le monde parle

Conversation en direct et à l’oral, accès exclusif par parrainage, personnalités de la musique, de la tech et du cinéma… Clubhouse, le nouveau réseau social qui affole le web propose tous les ingrédients pour faire le buzz, surtout par temps de confinement.

C’est l’appli dont tout le monde parle, mais qui reste encore bien mystérieuse en France : Clubhouse. Ce dernier-né de la Silicon Valley est une application type réseau social qui propose des conversations uniquement orales dans des salles de discussions virtuelles. La particularité de l’application est qu’elle n’est pas disponible à tous dans sa version actuelle. Pour y avoir accès, il faut s’inscrire sur une liste d’attente et patienter sagement, ou être parrainé par quelqu’un. Un sésame qui se vend même à prix d’or sur Ebay.

Autre singularité de l’application :  elle a déjà séduit des gros poissons tels que Mark Zuckerberg, Elon Musk, Xavier Niel, mais aussi des stars comme le rappeur Drake ou l’acteur Jared Leto. Des personnalités que l’on peut croiser dans certaines salles de discussion et avec qui on peut donc échanger en direct.

Tout miser sur l’immédiateté

Crée en mars 2020 dans la Silicon Valley par Paul Davison et Rohan Seth, Clubhouse a tout de suite séduit une frange d’investisseurs, de financiers et de journalistes de la tech. Encore dans sa version bêta, l’application n’est pour l’instant disponible que pour les utilisateurs d’Apple.

Si vous faites partie des rares élus qui y ont accès, ne cherchez pas de posts, de photos, de likes ou de vidéos. Clubhouse mise tout sur l’oral et rien sur l’écrit. Chacun est libre de créer sa propre salle de discussion, d’en gérer l’accès, ou de se balader et d’entrer dans une autre. Les salles sont classées par thématiques (politique, voyage, humour…), et certaines, rappelle Le Monde, rassemble jusqu’à 5 000 participants. Pour prendre la parole, il suffit de lever la main et d’attendre que l’administrateur vous fasse « monter sur scène ». Il n’y a pas d’enregistrement, tout est dans l’immédiateté.

La liberté à tout prix

« Ça ressemble à l’esprit des débuts de Facebook ou Twitter, confie au Monde Jonathan Noble, 25 ans, utilisateur français et entrepreneur du numérique. On est tous un peu comme des gamins. On discute vraiment avec les gens. On se laisse parler, tout le monde s’écoute… Ça ressemble un peu à de la radio libre. » En mai 2020, certains premiers utilisateurs expliquaient même au New York Times y passer plusieurs dizaines d’heures d’affilée, confirmant le côté addictif de l’application.

De 1 500 utilisateurs en mai 2020, Clubhouse en revendique aujourd’hui 1,5 million. Un chiffre qui devrait gonfler rapidement sous l’impulsion des marchés européens qui s’emparent de l’application depuis le début de l’année. Mais attention, si l’élément qui a fait le succès de l’application est l’oralité, cela pourrait être également son plus grand défaut. Car qui dit oral, dit liberté, immédiateté et impossibilité de contrôler. Les administrateurs ont donc un gros travail de régulation pour éviter tous propos haineux, racistes et misogynes.

 

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