OuiShare : être en désaccord, confronter ses idées, pour mieux impacter la société

C’est parce qu’il veut apporter sa pierre à l’édifice et impacter le monde que Taoufik Vallipuram a rejoint le mouvement OuiShare. Une expérience sur laquelle l’entrepreneur se confie dans Entre Nous. 

Un père qui a fui la guerre civile au Sri Lanka, une enfance modeste, pour ne pas dire pauvre : Taoufik Vallipuram n’était pas prédestiné à rejoindre « un mouvement de jeunes bobos qui dépensent l’argent de leurs parents », comme il perçoit OuiShare, avant d’intégrer cet « accélérateur d’idées, dédié à l’émergence d’une société collaborative ».

« Je considère que dans la vie il n’y a pas de barrières »

« Mon opinion a changé. J’ai découvert des personnes passionnées, qui souhaitent vraiment mettre leur compétence, leur intelligence et leur réseau au service de la société. Au niveau de l’argent, je me suis trompé. Ce sont des personnes sincères dans leurs actions », assure l’entrepreneur.

Issu d’une famille très modeste, Taoufik Vallipuram s’accroche pour réussir ses études en Université, puis en école de commerce pour « prouver » à ses parents qu’il pouvait réussir. « Je n’étais pas destiné à arriver là où j’en suis. Je considère que dans la vie il n’y a pas de barrières, et s’il y en a, c’est d’autant plus intéressant de les franchir », raconte-t-il.

« Le CV est une construction sociale dont nous ne sommes pas entièrement responsables »

Après avoir travaillé pendant 5 ans dans le e-commerce, le représentant de OuiShare s’interroge sur sa contribution au monde en tant que professionnel. « Je n’adhérais plus au fait de pousser le système de consommation en vendant des smartphones ou des ordinateurs à des prix dégriffés », se souvient-il.

Aujourd’hui, grâce à OuiShare, Taoufik Vallipuram estime impacter la société. Au sein de l’association, chacun peut confronter ses idées à celles d’autres entrepreneurs, être en désaccord, échanger pour mener à bien des projets « excitants ». Quant au milieu social ou au parcours professionnel d’une personne, l’entrepreneur a son avis sur la question : « Je ne regarde jamais le CV d’une personne qui voudrait rejoindre OuiShare. Je la rencontre pour échanger. « Le CV c’est une construction sociale dont nous ne sommes pas entièrement responsables », comme disait Pierre Bourdieu ».

Nathalie Busiaux

Animatrice

L’aventure entrepreneuriale a commencé pour Nathalie Busiaux quand elle a accompagné des créateurs d’entreprise dans leur projet de création au sein de la CCIP il y a plus de 10 ans. Elle cherche désormais à réveler ces hommes et femmes qui entreprennent.

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