L’entreprise est mon bébé : les vrais dangers de la paternité !

Stéphane Degonde, entrepreneur et auteur de l’ouvrage « J’ose entreprendre », nous parle de ces entrepreneurs qui se soucient de leur entreprise comme de leur bébé.

L’échec d’une entreprise est vécu comme un infanticide par ces entrepreneurs

Entre 95 et 97% des entrepreneurs font référence à leur entreprise comme à leur bébé et on ne peut pas leur reprocher car tout prête à penser ainsi. En effet, ces entrepreneurs ont dû endurer des nuits sans sommeil, des états de préoccupation permanents, une vie sociale entre parenthèses et des décisions souvent maladroites.

Toutefois, cette façon de voir son entreprise est problématique. Elle va notamment poser des difficultés lors de la délégation. Lorsque l’entreprise va croître, l’entrepreneur se devra de déléguer des responsabilités, et déléguer la responsabilité de son enfant n’est pas chose facile. Le problème se trouve autour de la préoccupation liée à l’échec. Si l’entreprise ne fonctionne pas, l’entrepreneur pourra voir l’échec comme un « infanticide ». Enfin, le dernière difficulté est au niveau de la disponibilité puisque le besoin constant d’être auprès de son « enfant » peut accentuer le phénomène de l’usure.

Stephane Degonde

Stéphane Degonde a créé et dirigé CincoSenso, pendant 5 ans, occupé, pendant plus de dix ans, diverses responsabilités chez PwC et IBM Global Services. Il est l'auteur du livre "J'ose entreprendre ! Créer et diriger son entreprise : 100 risques à éviter pour réussir", paru le 15 janvier 2015 (Le Passeur Editeur).

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