Coupe du monde 2018 : 10 conseils pour gagner au foot comme en entreprise

La coupe du monde de Football bat son plein en Russie et soulève la ferveur nationale. « Objectifs », « tactique », « concurrents » … le jargon du football fait écho à celui de l’entrepreneuriat. Et si les collaborateurs de l’entreprise étaient coachés comme des joueurs pro ? Sous l’expertise de Pierre Rondeau, économiste spécialiste du ballon rond, voici dix atouts indispensables sur la pelouse et dans l’open-space pour faire trembler les filets.

1. Un coach béton

Il crée une ambiance collective et un esprit de groupe qui font oublier la routine du bureau ou de l’entraînement. Pierre Rondeau l’appelle « le chef d’orchestre ». Le coach, comme le manager, doit faire en sorte que l’équipe devienne meilleure que la somme des individualités.

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2. Tous ensemble ! Tous ensemble !

17 mai 2016. Contre toute attente, Leicester remporte la Premier League anglaise devant les ogres Manchester, Chelsea, Arsenal, Liverpool grâce à son jeu collectif et non au talent d’une ou deux stars. Morale de l’histoire ? La force d’une entreprise, comme celle d’une équipe, c’est le collectif. Le groupe provoque une synergie qui booste les performances de chacun.

3. Des crampons bien moulés

Mbappé ne serait pas aussi performant avec un ballon crevé ; Elon Musk n’aurait sûrement pas lancé SpaceX avec un minitel. Joueurs comme entrepreneurs doivent bénéficier de matériel performant et d’un cadre de travail agréable pour que leur talent s’exprime.

4. Savoir prendre l’air

Être coupés de tout contact. C’est ce qu’avait souhaité Roger Lemerre pour son équipe de France pendant la Coupe du Monde de 2002,. Ils ne devaient penser qu’au foot, et à rien d’autre. Les résultats avaient été assez catastrophiques (la France n’avait pas passé les phases de qualification). De la même manière, un salarié qui n’a pas de relations externes à celles de son entreprise aura du mal à prendre du recul sur son travail et peut éprouver une certaine lassitude. S’enfermer dans le même cercle ne permet pas d’être productif, bien au contraire.

5. Du banc de touche au terrain

Pour être efficace, le joueur doit avoir le sentiment d’être important pour son pays ; le salarié, quant à lui, doit pouvoir apporter sa pierre à l’édifice. Psychologiquement et socialement, il faut montrer aux acteurs qu’ils sont indispensables. Un besoin de plus en plus présent quand on sait que 30 % des employés en France sont victimes de bore-out

6. Soigner son image

Chez les grands joueurs comme Cristiano Ronaldo, rien n’est laissé au hasard. De sa présence médiatique à sa vie de famille, le sportif au physique de Dieu Grec contrôle son image de A à Z. Son geste de soutien envers Cavani blessé lors du match Portugal-Uruguay a émerveillé le public… Attention donc à l’image que vous renvoyez. Une équipe de foot, comme une entreprise, n’existe pas seulement pour elle-même.

7. Un Zidane pour tous

Numéro 10. Pour Pierre Rondeau, il n’y a pas d’autres choix que d’avoir un meneur au sein de l’équipe : « un stratège, un créateur, un Zidane, Platini, Maradona, Pelé ». Quelqu’un qui représente les salariés, comme un syndicaliste ou un délégué : il n’impose pas de rapport hiérarchique, mais il est capable de motiver ses collègues au quotidien ou de les rebooster en cas d’échec.

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8. Une « main invisible » régulatrice

Une entité extérieure est nécessaire au respect des règles du jeu. Au foot, c’est l’arbitre ; dans le monde du travail, c’est la figure du juge. Mais ils ne sont pas infaillibles …

En octobre 2015 a eu lieu le fameux « clasico » qui opposait le PSG à l’OM ; un match assez particulier puisque l’arbitre a sifflé trois penaltys durant la rencontre. Les deux premiers, en faveur du PSG, étaient justifiés mais le troisième fait débat : sur une faute anodine, un penalty est accordé à l’OM comme pour « compenser » la peine accordée à l’équipe. L’arbitre ou le juge sont des êtres sociaux influencés par leur environnement ce qui rend toute objectivité impossible.

9. Une éducation au management

« Au Portugal, on passe un diplôme de foot comme on passerait une licence d’économie ».  Les entraîneurs y apprennent leur métier à l’université. Ailleurs, ces formations sont plus courtes, dispensées par la fédération nationale et souvent réservées aux anciens footballeurs.

Pascal Dupraz (Toulouse Football Club), Sir Alex Ferguson (ancien entraîneur de Manchester United) : tout deux sont coachs et ont écrit leur livre sur le management d’une équipe.

10. Money money money … mais pas que !

Certains clubs augmentent les primes de match pour améliorer les résultats … Mais la technique de la carotte ne fonctionne pas à tous les coups. En 2014, le PSG a promis à ses joueurs 1 million d’euros chacun en cas de victoire en ligue des champions. Depuis, le club n’en a jamais dépassé les quarts de finale. Dans le football comme au bureau, « c’est une complémentarité ; il faut une motivation monétaire, mais passé un cap, il faut une motivation émotionnelle ». D’où la nécessité de passer par le teambuilding pour construire une identité commune et développer un sentiment d’appartenance à une équipe.

Bonus

On a demandé à Pierre Rondeau : quel entraîneur mettriez-vous à la tête d’une boîte ?

« Pascal Dupraz à la tête d’une PME. En 5 ans, il a réussi à atteindre la ligue 1 et à s’y maintenir. Il a sauvé Toulouse de la relégation. Il ferait grandir une PME par sa force managériale et son charisme ; il est capable de dégager une plus-value et de motiver ses équipes avec des pitchs assez grandiloquents et émouvants.

Pour une plus grosse entreprise, il faut un PDG emblématique, et une vivacité médiatique pour être crédible auprès des actionnaires. Guardiola parle 4 langues, est passé par le Barça, le Bayern, Manchester City, il est très classe et propre sur lui. Il dégage une bonne image médiatique. Il a toujours dépensé énormément d’argent, mais ses investissements étaient réussis. C’est un habitué de l’hypermondialisation footballistique et économique. Il pourrait diriger une grosse boîte du CAC40 ».

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