Pitch Party : Le Village by CA présente sa promotion de femmes entrepreneures

Pitch Party : Le Village by CA présente sa promotion de femmes entrepreneures

C’était jeudi dernier, le Village by CA Paris organisait sa première Pitch Party 100% féminine. À cette occasion, 9 start-up, toutes fondées ou co-fondées par des femmes, se sont prêtées au jeu du pitch. Un moyen pour Le Village de donner plus de place aux entrepreneurEs dans le monde des start-up. Retour sur cet événement.

En octobre dernier, Le Village by CA, en partenariat avec Microsoft, SAP, Capgemini et sept réseaux féminins, lançait un appel à projets à destination de start-up fondées par des femmes. À l’issue de celui-ci, 9 pépites ont rejoint l’incubateur : Les Petits Prodïges, Effency, Tuttis, Civilinc, Adaptia, AdAlong, Finwedge, Levia.Ai et Pandobac. Une belle promotion présentée lors de la Pitch Party du Village, jeudi 27 février.

 

Soutenir l’entrepreneuriat féminin

À l’origine de cette initiative : un constat. Seulement 8% des start-up françaises sont portées par au moins une femme. Un fait observé par Fabrice Marsella, maire du Village by CA Paris qui confirme qu’en 6 ans d’existence l’incubateur n’a rencontré que peu de femmes porteuses de projet. Avant cet appel à candidatures, Le Village by CA n’accueillait en effet que 20% de créatrices d’entreprise. Et celles qui se présentaient naturellement, se positionnaient souvent sur les mêmes sujets. Ce que déplore Fabrice Marsella qui ajoute : « Ici, l’idée est d’avoir une diversité de start-up, présentes sur tous les secteurs. » Une ambition réussie pour cette première promotion féminine qui représente un panel varié de secteurs : le retail (Les Petits Prodïges et Levia.AI), les RH (Effency), la santé (Tuttis et Adaptia), la soctech (Civilinc), l’e-marketing (AdAlong), les fintechs (Finwedge) et la greentech (Pandobac).

Fabrice Marsella annonce d’ailleurs vouloir renouveler cette expérience de l’appel à candidatures dédié, afin de soutenir une démarche proactive en faveur de l’entrepreneuriat féminin. Un sujet qui, au regard du nombre de présents dans la salle, semble concerner et mobiliser bon nombre d’acteurs de l’écosystème. « C’est une cause commune à laquelle nous sommes très heureux d’être associés » conclut-il.

« Soyez de très belles ambassadrices »

Dans le secteur de l’informatique et du numérique aussi les femmes sont très peu représentées. Un rappel d’Agnès Van de Walle, directrice de l’entité Partenaires et Startups de Microsoft qui estime qu’il faut se montrer très volontaire pour espérer changer cet état de fait. « Quand on ajoute secteur du numérique et goût de l’entrepreneuriat, on perd beaucoup de femmes. » Selon elle, ce n’est pas seulement au niveau du recrutement que cela se joue. C’est dès le plus jeune âge, de la primaire au lycée, qu’il faut agir afin de rendre ces milieux plus attractifs pour les femmes.

Pour cela, elle souhaite aux entrepreneures présentes de devenir des roles models. « C’est important de témoigner, d’être visible, d’être présente à des événements, de raconter son parcours. Parce que c’est cela qui est inspirant. C’est cela qui permettra à d’autres d’oser se lancer […] Soyez de très belles ambassadrices. » Et Séverine Kichou, program manager chez SAP.IO d’ajouter à quel point il est important d’oser, tout simplement. Oser se lancer, oser communiquer et se faire voir. Parce que c’est encore ce qui différencie les femmes et les hommes. «Les femmes n’osent pas assez. »

La parole aux investisseurs

Depuis 2008, seulement 2% des montants levés avaient été réalisés par des femmes. Cécile Bassot, Vice Présidente du réseau Femmes Business Angels confirme ce constat. « Il y a encore peu de femmes entrepreneures, et peu de financements sont attribués à des femmes. » Elle nous révèle pourtant qu’il existe des études qui montrent que les entreprises mixtes ou portées par des femmes sur-performent. Elle s’adresse donc aux entrepreneures présentes en leur demandant de prendre conscience de la sur-performance qu’elles peuvent apporter.

Louisa Mesnard, Chief Marketing Officer chez Elaia et représentante du réseaux StartHer, ajoute quant à elle que la levée de fonds n’est pas une fin en soi mais reste un bon indicateur. Elle remarque d’ailleurs depuis 5 ans une évolution très positive. « Il y a de plus en plus de femmes qui lèvent des fonds. Leur ticket moyen se rapproche de la moyenne nationale. » Elle constate donc une réelle évolution qui, même s’il reste du travail, prouve que les choses bougent.

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