Journée Internationale des Droits des Femmes : déjà 38 ans ! 

Journée Internationale des Droits des Femmes : déjà 38 ans ! 

Hier, dimanche 8 mars, nous vivions La Journée Internationale des Droits des Femmes. Comprenons-nous bien, cette journée n’est en aucun cas une version élargie de la « Fête des mères » et n’a pas pour vocation de mettre à l’honneur la féminité. Vous pouvez donc ranger les fleurs et sortir vos slogans,  car cette date symbolise avant tout les luttes associées aux causes féminines. Cet évènement, s’il est souvent synonyme de colère et de lutte inachevée, peut aussi représenter l’occasion de se montrer optimiste en matière d’égalité hommes-femmes.

Cela fait maintenant trente-huit ans que nous célébrons officiellement en France La Journée Internationale des Droits des Femmes. Après trente-huit années, nous observons quelques signes positifs d’un changement de paradigme en marche. Depuis le début de l’année, Widoobiz a participé à plusieurs événements faisant état de la sous représentation des femmes dans de nombreux secteurs. Pourtant, que ce soit à la table-ronde de Microsoft, à la Pitch Party du Village by CA ou à la remise de la certification JFD à Bercy, c’est bien l’optimisme qui a retenu notre attention : le monde se transforme !

Au-delà de la prise de conscience, des actions concrètes 

Sous le haut patronage de Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique, la JFD (Journée de la Femme Digitale) a réuni mercredi 4 mars dernier, les signataires du JFD Manifeste pour un monde digital inclusif. À cette occasion, seize grands acteurs de l’économie française et internationale ont obtenu la Certification JFD pour leurs actions en faveur de la mixité en entreprise.

Cette remise de certification marque une étape importante sur le chemin de la parité. Elle prouve qu’au delà des discours, les entreprises prennent conscience de leur rôle. Elles se montrent volontaires et mettent déjà en oeuvre des actions concrètes. Un premier pas significatif pour ces seize signataires qui donnent l’exemple à de nouveaux acteurs et ouvrent la voie vers un monde plus inclusif. Un monde où, selon Delphine Remy-Boutang, Fondatrice de la JFD, « on ne tentera pas de comparer le leadership féminin et le leadership masculin. Un monde où les femmes et les jeunes filles n’auront pas peur de prendre le pouvoir. Ce pouvoir de créer, d’innover, d’entreprendre et de changer les choses. »

La parité n’attend plus ! 

Pourtant, l’égalité femmes-hommes s’apparente à une démarche de longue haleine qui prend du temps. Beaucoup de temps, si l’on en croit le dernier rapport du Forum Économique Mondial de Davos. Selon ce dernier, il faudrait attendre 2120, un siècle, pour enfin atteindre la parité dans le monde. Cent Journées Internationales des Droits des Femmes nous sépareraient donc d’un monde plus juste…Mais la parité n’attend pas et certaines organisations, à l’instar de la JFD, se donnent déjà comme mission d’accélérer le rythme. 

Pour ce faire, la discrimination positive demeure un levier d’action. Nathalie Collin, Directrice générale Adjointe en charge du numérique et de la communication du Groupe La Poste témoigne. « Je me suis rendue compte que dans notre programme French IOT, seulement 9% de start-up étaient fondées par des femmes. […] Alors on a fait une chose très simple, on l’a écrit dans le règlement intérieur : « L’an prochain il y aura 50% de femmes ».[…] Et on le fait. »

Bien sûr, ces principes de discrimination positive et de quota offrent matière à discussion. Préférer un projet sous le seul prétexte qu’il est porté par une femme, est-ce bien rendre service à la société ? La féminité devient-elle une compétence ? N’est-ce pas, quelque part, donner raison à tous ceux qui pensent que, oui, le leadership ne s’accorde qu’au masculin ? Malheureusement, les stéréotypes de genre qui façonnent notre société sont tenaces. Qu’on le veuille ou non, la discrimination positive reste nécessaire pour s’en libérer. Du moins, jusqu’à ce que l’égalité hommes-femmes s’impose à tous comme une parfaite évidence.

« Ce n’est pas la fin du combat »

« Les combats pour l’égalité ont toujours été accompagnés d’un peu de violence, c’est nécessaire. […] Mais le combat pour l’égalité femmes-hommes ne peut pas être qu’un combat de destruction et d’opposition. Il faut aussi qu’il y ait des moments de construction et de progrès. » Ces paroles de Cédric O rappellent que la marche vers l’égalité est un effort collectif auquel les hommes doivent participer. Ils sont déjà nombreux à l’avoir compris et à soutenir la lutte féminine. En témoigne la parité presque parfaitement respectée dans les publics de Bercy et du Village by CA lors de ces rencontres dédiées à l’entrepreneuriat féminin. De quoi s’autoriser une pointe d’optimisme.

Alors, n’attendons pas trente-huit années de plus, encore moins 2120, pour vivre dans un monde plus juste. Suivons dès à présent le conseil de Nathalie Collin : « Nous ne sommes pas des petites choses, nous n’avons pas besoin qu’on nous parle gentiment, ce n’est pas la peine. Fini d’attendre qu’on nous donne le pouvoir, il faut le prendre. »

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1 commentaire

Bonjour, j'ai rencontré Nathalie Collin chez Danone dans les années 80. Je retrouve la vivacité d'esprit, le dynamisme et l'intelligence de la jeune femme a qui je prodiguais mes premiers conseils dans la vente et l'approche clients.
Le hasard est parfois surprenant, une de mes habitations, en Provence, est devenue l'illustration d'un timbre...
J'aimerais obtenir un contact avec elle. guybenon04@gmail.com

Par BENON, le 26 mars 2020

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