[A lire] Le ministère des contes publics

[A lire] Le ministère des contes publics

Publié le 14 janvier 2022

Amateurs de politiques d’austérité ou autre plans de rigueur, passez votre chemin sous peine de syncope. Avec son Ministère des contes publics, Sandra Lucbert se livre à un exercice littéraire singulier, un règlement de compte en bonne et du forme. L’accusée désignée : la dette publique.

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C’est une longue digression ou un court essai, un livre assez étrange dans la forme et le fond. Un petit format unidirectionnel, uniquement centré sur la destruction du concept de dette publique. Avouez que le sujet est singulier, voire a priori repoussant. Et pourtant Sandra Lucbert réussit son pari, tenir un développement plaisant sur un sujet qui ne l’est pas. De l’humour ici, de l’ironie par là et un final un rythme qui s’installe et un lecteur qui suit. (à lire chez le même éditeur)

Il y a la forme, très réussie, et puis le fond qu’il faut bien discuter. Prenons le point de départ de l’ouvrage:

Une maternité ferme. Un accouchement tourne mal. Un enfant meurt. Interpellé, le préfet n’a qu’une chose à dire : « nous sommes comptables de la dette publique ». Et le verrou est mis.

Proposition de la littérature : tourner la clé.

Voilà pour le postulat, la dette publique ne serait qu’une sorte d’invention, ou en tout cas un outil utilisé pour mener des non politiques publiques au nom d’une nouvelle religion budgétaire. On peut souscrire ou non, on peut regretter, quitte à aller sur le sujet politique, l’absence de plan B au delà de la dénonciation. Mais est-ce l’objet du livre ? Pas sûr.

Alors que faire ? Souscrire au propos de l’auteur ? S’insurger ? On conseillera plutôt (pour éviter tout débat de famille houleux) d’opter pour une approche plus littéraire qu’économique, plus de forme et moins de fond. Est-ce si grave finalement ?

 

 

 

 

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